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"C'était du délire"
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JJG aime bien sentir qu'on l'aime. Hier, pour sa première soirée à
Toulouse au Palais des sports, ce n'etait que de l'amour que ses fans
lui ont donne. L'accueil qu'ils lui ont réservé, c'était du délire.
Avant qu'il n'entre en scène, la foule immense se levait en cascades
successives, bras tendus mimant un balancement regulier.
On se serait
cru dans une veritable forêt humaine resonnant de voix grondant le nom
d'un musicien qui fait rever "Jean Jacques"!.
Impressionnant. Sur les
quatre écrans qui tapissent le fond de la scène, il dialogue avec la
salle. Il crayonne des messages. C'est une bonne foule, elle réagit à
tout. Elle chante (bien), Alexandrie de Claude François et fait le
spectacle toute seule en s'autocontemplant sur l'ecran blanc.

Puis Goldman arrive, seul avec sa guitare. La scène avance loin au centre
de la foule et il s'approche jusqu'aux bords extrêmes. Peur de rien.
Des milliers de petites flammes eclairent la salle. Il chante "On ira".
Sa voix est claire et forte. On comprend toutes les paroles. Tiens,
l'accoustique du Palais des sports , dans le fond, c'est une affaire de
pros. Traveling.
Drôle d'effets. Groupes sur le même chariot, le
batteur, le saxophoniste et le bassiste glissent sur la scene comme
dans un plan des Visiteurs du soir.Goldman fait pendant un petit bout
de temps son tour de charme tout seul.

Il évoque les conditions des
femmes seules (Elle attend), les filles qui font des bebes toutes
seules, puis fait mentir la rumeur. Qui a dit que Goldman ne
s'inspirait pas des musiques à la mode ? Il chantera Je pense a toi en
version salsa, en rap, en hard rock, en tangon, en jazz et pour finir
presque en charleston. Brillant, Christian Negre au saxophone, au
piccolo ou a la trompette est genial. Christophe Deschamps , le batteur
a un groove d'enfer. Goldman au fil des tubes, quitte la guitare pour
le violon, l'harmonica ou le piano; La foule accueille Quand tu danses
dans un silence absolu et se déchaine comme l'artiste qui celebre
Tous nos actes manques. Goldman est vraiment un artiste que le public
adore. Le plaisir de la musique , celui de bouger, de chanter eclaire
les visages .

En échange l'artiste ne craint pas d'user ses doigts sur
les guitares successives qu'il utilise, de s'approcher de tout le
public, de lui sourire, de chanter tour a tour pour chaque partie de
la salle. Ce concert est un moment de bonheur partagé.
"C'est toujours mieux la 2ème fois"

Un show réglé comme une montre suisse, des lumières à faire pâlir
d'envie la concurrence, Jean Jacques GOLDMAN a failli provoquer
l'écroulement du Palais des sports, hier soir tant la musique était
bonne.
On croit toujours que le retour d'un show aura un goût de déjà vu, on
se trompe. Hier soir avec les mêmes ingrédients qu'au mois de mai
dernier, lors de sa précédente tournée toulousaine, Goldman et ses
musiciens ont provoqué un vrai délire au sein d'un public dense et
chaleureux, heureux tout simplement.

Tout commence par une salle "ouverte", c'est à dire éclairée comme en
plein jour. Des caméras vadrouillent dans renvoyant au public son
image multiple sur fonds de message en technicolor sur grands écrans.
Une première partie interactive, quoi. Plus la caméra se ballade, plus
la température grimpe. Ici pas besoin de thermolactyl. Au milieu des
clameurs, sur les ondes d'un son porté à son comble, Goldy entre le
premier. Enfin c'est ce que le public croit. Ses musiciens sont
embusqués dans le noir de la scène.
Comme un seul corps.
Et les briquets s'allument....
On ira charme le public comme un filtre magique. Des centaines de
loupiottes s'allument dans la houle de la foule. Les bras se lèvent
pour baliser la route des chercheurs d'or. La batterie de Christophe
Deschamps pulse fort, très fort. Les cuivres, superbes s'en mêlent. La
salle danse et chante comme un seul corps, tous âges confondus.
Goldman a un côté routard dans ses chansons. Marches et départs créent
des ambiances différentes . Le public chante aussi fort que l'artiste.
Trou de mémoire impossible. Imperturbable et concentré, Goldy passe
d'un instrument à l'autre, donne le meilleur de son talent de
musicien, les cris de révolte ou la douceur de sa voix. Ne lui dit pas
"Du silence aux mensonges, c'est l'espace des songes". Dans le
lointain, un flûtiste égrène son solo aigrelet. Les feux croisés des
projecteurs donnent à la scène l'apparence d'un lieu vague, hors du
temps. Miracle de la mise en scène sans pause, les musiciens émergent
de l'ombre et font cercle autour du joueur de guitare, qui, tour de
passe passe, se retrouve derrière cet aréopage , un violon entre les
mains.

Une cymbale rougeoie comme un brasier dans une lumière orange. Décor
d'intérieur triste sur les écrans, vue sur les toits de Paris. Elle
attend . Une lune pleine marque leglissement monotone du temps. Je
pense à toi est décliné par anticipation en rock, en jazz, en rap, en
castagnettes et en tango. ... Goldman indique des rythmes, des bouts
de mélodie et attend le retour en appréciant la qualité d'oreille du
public. C'est la leçon de musique. Piano pivotant, batterie glissant
en long travelling , pluie de paillettes blanches, solis de musiciens
déchaînés, séquences émotion, complicité avec la salle, humour ....
Le show bis de Goldman était impeccable. Il n'y a pas à dire (bis),
c'est toujours mieux la deuxième fois. Alors la troisième, ce soir ,
promet.
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