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Les aspects techniques de la tournée

Sans publicité tapageuse ni médiatisation outrancière, Jean-Jacques Goldman s'est hissé aux plus hautes marches du succès. Ses moyens ? Son seul talent, et aussi de savoir s'entourer.
Andy scott est certainement
parmi les plus talentueux - et toutefois le plus simple - des ingénieurs du son actuels. La qualité du mixage auquel on a eu droit au Zénith en atteste. Précision des voix, essentielle quand on a des textes intelligents à faire entendre, efficacité du son dans les passages rock sans tomber dans la trop fréquente débauche de décibels qui fatigue plus qu'elle n'enthousiasme et ne sert qu'à masquer le manque de savoir-faire.

Quant aux lumières, elles sont, disons-le, franchement superbes. Le parti pris est de créer des ambiances fixes, à l'aide des Bracolor à bas niveau, avec une dominante sombre, bleutée, qui renforce l'émotion. Le contre-jour est utilisé à plusieurs reprises. Notamment au
tout début du show. Et ce jeu d'ombres et de lumières installe une dramaturgie qui nous fait rentrer d'emblée au coeur d'une histoire de manière très théâtrale. La technique d'éclairage de Frédéric Pévéri est, en cela, pour ce spectacle, aux antipodes de l'éclairage de concert actuel. Mise en scène et non pas light-show. Au sens littéral. Ce ne sont pas les lights que l'on montre mais un univers que l'on installe. Ce qu'il sait au demeurant très bien faire quand on le lui demande. Comme avec Mylène Farmer. II y avait bien longtemps que l'on n'avait pas été captivé de bout en bout par un spectacle grâce aux talents conjugués d'artistes musiciens, d'un sonorisateur et d'un éclairagiste.
 La scène très avancée et son dispositif de sonorisation au complet.
"C'est un principe avec Jean-Jacques de concevoir toujours la dimension et l'équipement de ses shows en fonction de la plus petite salle de la tournée. Dès lors, ce n'est pas un problême d'offrir à tous les spectateurs de province, tout ce qu'ils auraient pu voir au zénith. C'est aussi pour cela qu'on ne fera sans doute jamais Bercy. D'où le choix de cette scène très avancée, en rond dans le parterre." Andy Scott
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