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Fin de la tournée "en passant"

Jean-Jacques Goldman à la Réunion
Les esprits chagrins diront que ça lui prend plus souvent qu'à son tour de
jouer depuis une bonne douzaine d'années l'éternel retour, mais les fans de
Jean-Jacques Goldman ne verront que la preuve d'une indéfectible fidélité en
apprenant que leur chanteur préféré a choisi de commencer l'année en
revenant ici, comme promis. Trois concerts sont annoncés, privilégiant cette
fois les rassemblements populaires tant au stade de l'Est où JJG se donnera
en spectacle le 27 mars et le théâtre de Saint-Gilles, pour le charme des
nuits étoilées partagées, les 30 et 31 mars. Une affaire suivie de près par
la Music Machine des frères Eucat qui continuent d'escorter dans l'île et
dans une bonne partie du monde cette idole des anciens comme des modernes.
Jean-Jacques Goldman est annoncé pour une nouvelle série de concerts à la
Réunion, tout le monde est au courant. Seulement cette année sa tournée va
retrouver l'ampleur régionale qu'elle avait acquise dans les années 80 en
passant non seulement par l'île sur mais aussi par Madagascar selon les voeux
du chanteur.

Tout va bien. JJG est en grande forme. Il l'a confirmé hier soir au
téléphone. Contrairement aux prémices de sa dernière visite, il y a juste
un an, quand il s'activait à une bonne demi-douzaine de marmites en même
temps sur ses feux musicaux, pour cause de promo perso et albums multiples
pour ses petits camarades, (Céline Dion en tête) Jean-Jacques a réussi
cette fois à prendre des vacances familiales enneigées et c'est tout
requinqué qu'il s'apprête à nous retrouver. Le farniente ne va certes pas
durer: "J'ai bien quelques petites choses à terminer, une ou deux chansons
pour Patricia Kaas et autant pour Carole Fredericks, notamment, mais c'est
vrai que, pour le moment, j'en fais un minimum. Je veux reprendre une vie
normale et surtout retrouver des idées. Comme à chaque fois, en réalité. Je
me sens un peu vide après avoir produit en série et j'ai besoin de me
renouveller. Rien que de très normal".
Le chanteur le plus fidèle au public réunionnais va donc pouvoir bien
profiter de son passage dans la région. En renouant tout d'abord pour une
soirée avec le lieu pour lui quasi mythique où il a fait ses débuts de
scène ouverte et plein ciel avec Pinpin, Claude, Mickael, Jean-François, et
les autres... le petit stade l'Est. C'était il y a quatorze ans déjà. Puis
en retrouvant Saint-Gilles et ses étoiles pour deux soirs : "Et des
concerts pas vraiment différents de ceux que nous avons donné la dernière
fois, simplement plus rodés, après quelques modifications, note Mister
Goldman "en passant". Une première partie accoustique et une seconde
électrique. Ce qui en incite plus d'un à se demander pourquoi JJG revient
déjà après avoir donné, tout de même, neuf spectacles l'an dernier ?...
"Nous n'avions pas eu le loisir de faire les autres îles et, cette fois,
nous prenons simplement le temps d'assurer des engagements pris de longue
date, avec Madagascar par exemple."
SIX CONCERTS DANS LA GRANDE ILE
Jean-Jacques Goldman et ses musiciens en rêvent depuis onze ans très
exactement, époque à laquelle ils ont découvert la Grande Ile, y effectuant
un périple à caractère humanitaire pour s'intéresser plus particulièrement
aux missions de Handicap International après avoir donné un concert unique
à Tana dont les conditions regrettables restent encore dans les mémoires.
Surtout celle de Jean-Jacques qui s'est promis de retourner dans ce pays où
il fut si bien accueilli par la population mais où sa notoriété a échappé à
ce point aux autorités culturelles françaises du crû qu'il ne put
s'exprimer autrement que dans un stade minuscule alors que plus d'une
dizaine de milliers de fans se pressaient pour l'écouter. La confusion et
l'émeute qui s'en sont suivies l'ont laissé meurtri et ses admirateurs
frustrés. Il s'était donc promis d'y retourner quand il serait assuré de
trouver les conditions optimales pour honorer les habitants de ce pays
comme ils le méritent. " En allant au Viêt-nam il y a quelques années, j'ai
fait la connaissance du responsable de l'Alliance Française qui, depuis,
est en poste à Mada et nous avons ensemble évalué les meilleures conditions
possibles pour mettre notre projet à exécution". Six concerts sont donc
programmés là-bas pour le mois d'avril, juste après le passage de JJG à
Maurice où il donnera un concert unique. Mais on le retouvera d'ici-là.
«Des chansons ? Je n'ai que ça à faire...»
On dit de lui qu'il fuit les médias, qu'il passe son temps à écrire partout et pour tout le monde, qu'il
figure parmi les premières fortunes de France, bref qu'il est devenu l'un des artistes les plus
puissants de la chanson française. Entre fausses rumeurs et vrais légendes, une certitude :
Goldman et la Réunion, c'est une histoire d'amour. La preuve, il nous revient un an à peine après
ses concerts 98 pour réaliser un vieux rêve : chanter à Mada.
On a beau dire, ce Goldman a du chien. Quelque chose d'indéfinissable, comme un air de pas y toucher tout en étant dupe de
rien. Un sourire, une pirouette, et la conviction qu'il domine ce quotidien banal à coups de génie, de couleurs et de notes. Il
s'offre une heure à la presse, soutient qu'il ne l'a jamais fuie. Disons qu'il a toujours su à qui parler sans avoir à subir
l'impudeur des médias parisiens. «Partout, en passant, j'ai toujours fait de la presse locale quand j'arrivais dans des villes
pour mes tournées. Je n'ai pas l'impression de faire plus de télés qu'avant». Car Goldman est de ceux qui savent. Qui savent
que l'on ne sait pas grand-chose. Que l'on est toujours plus vivant quand on chante pour les siens, sans lumières, que quand
on cherche trop à sans rapprocher. C'est parce que le peuple malgache fait partie des siens, justement, de son univers, de son
temps, qu'il attend depuis 11 ans le jour où il lui redonnerait un concert. Le premier avait tourné à l'émeute, un soir de 1988,
certains affirmant même que des Malgaches avaient trouvé la mort dans la bousculade. Goldman en parle avec toujours la
même émotion à une différence près : cette fois, il va enfin pouvoir tenir sa promesse. «Ce concert qui avait mal fini, c'était
un acte manqué. Si je me souviens bien, on était reparti dans une ambulance de l'armée. Les autorités avaient visiblement
sous-estimé l'attachement des Malgaches à cet événement. Cette fois-ci, je suis beaucoup plus serein, le responsable de
l'Alliance Française a changé, l'organisation sera complètement différente».
«FAUX VOCALISTE»
Car comme tout acte abouti de Goldman, il y a d'abord une rencontre et des liens : ceux qu'il a noué avec Jean-Pierre
Britmon, le responsable de l'Alliance Française dans la Grande Ile. Rencontres toujours, avec Dan Ar Braz et Gildas Arzel,
lorsqu'il accepte de composer la bande originale d'Astérix et de passer du blues au folklore celte. Rencontres encore
lorsqu'il compose sans souffler pour de vieux amis du nom de Carol Fredericks, Khaled, Céline Dion, Marc Lavoine... Avec
la modestie des gens qui ont un vrai talent. Celle-là même qui lui fait emprunter un pseudo pour signer deux chansons du
nouvel album de Patricia Kaas. «Si je ne l'avais pas fait, c'est comme dire qu'elle avait une chaussette bleue au moment de
l'enregistrement. Les gens oublient tout le reste. Si mon nom avait été associé ne serait-ce qu'aux deux chansons que j'ai
écrites, on n'aurait parlé que de cela. Là, au moins, c'était donner une chance à l'album d'être écouté». Même retrait et même
auto-critique vis-à-vis de son art lorsqu'il déclare ne pas être «un vrai vocaliste». «Je ne suis pas un vrai chanteur. Ce n'est
pas nouveau. C'est comme ça. Céline Dion en est une. Ce sont des vrais techniciens de la voix. C'est aussi ce qui m'avait
donné envie de travailler avec eux depuis le début».
REVENIR À L'ESSENTIEL
Pas la peine d'insister, la grosse tête, Goldman connaît pas. «J'écris une dizaine de chansons par an. Ça fait même pas une
par mois. De toute façon, je n'ai que ça à faire...». Le secret de sa popularité ? Sans doute cette façon de tout écrire sans
jamais rien livrer de lui-même qu'un sourire, qu'un mot ébauché mais terriblement sincère. A notre époque on appelle ça
l'«authentique». Cette attitude qui lui fait regretter les concerts impersonnels des salles grand format version Stade de
France, même avec Johnny. «Ce genre de scènes, ça prend l'énergie mais c'est tout. C'est très abstrait. Ça ne donne pas de
plaisir d'être à au moins 100 mètres du public. Ça donne l'impression de faire une télé».
Plus que jamais, les petits riens de l'existence et des menus plaisirs qu'on en retire modestement lui apparaissent comme la
seule perspective de création digne d'intérêt. «C'est bizarre mais tout à l'heure en arrivant de l'aéroport, j'étais dans un taxi
et le chauffeur écoutait de la country. C'était quelque chose comme "je ne sais pas si tu reviendras un jour mais ce jour-là, je
serai là. Je t'attends". Des paroles extrêmement simples mais touchantes. Plus je vieillis, plus je me dis qu'il faut revenir à
l'essentiel de ce que doit être une chanson, que ça ne doit pas être un manifeste mais un accompagnateur de vie. Je l'ai
toujours su quelque part mais maintenant je pense que j'avais raison de l'écrire».
TELE MAG : "A ce jour, il est impossible de vous cataloguer, de vous classer au sein d'un genre musical précis. Cela
est-il dû à la diversité de vos influences? Si oui, quelles sont-elles?"
JJG : "On dit généralement que ce qui marche dans une chanson, c'est l'ensemble, texte et musique. Cette harmonie est
importante à mes yeux car même si à court terme, c'est la musique qui fait le succès d'une chanson, sur le long terme, c'est
le texte. Car bien après la chanson, c'est en relisant le texte que l'on n'a pas honte du plaisir pris avec la musique.
Néanmoins, au travers de mes compositions, on y ressent mes influences qui sont le blues essentiellement, un peu de folk et
de musique slave."
TELE MAG : " A l'aube du 3ème millénaire, quels sont les souhaits ou les décisions que vous prendriez pour améliorer
le quotidien de tout un chacun?"
JJG : "Je souhaite que le fonctionnement de la maternelle et du CP soit étudié. A mon avis, un fonctionnement exemplaire
et très déterminé de cette période et de cette classe résoudrait énormément de problèmes."
TELE MAG : "Imaginons, en conclusion, que vous vous trouvez au terme de votre carrière, quelles "traces"
aimeriez-vous laisser, à vos enfants tout d'abord? Puis à votre public?"
JJG : "Une trace, plutôt un message: Que la vie est belle!"
Tout n'était pas dit
Pour son premier concert dans notre île depuis (seulement) un an, Jean-Jacques Goldman nous a
rejoué la version complète de son dernier album «En passant». Le public, sans doute le même qu'il
y a un an, a prouvé hier soir à Saint-Gilles qu'il en redemandait, encore et encore.
On pourrait appeler ça la caresse acoustique. Comme une montée en puissance avant le déchaînement des cordes et des
cuivres, celui des voix aussi, et surtout des curs. Car Goldman le prouve une fois de plus : même si la tournée, il ne s'en
cache pas, est la même, l'émotion, elle, n'a jamais le même goût. La recette, on la connaît. Il y a d'abord la musique,
essentielle, qu'on prend on pleine figure, ces morceaux entendus mille fois mais sans cesse rebâtis, recréés, réexplorés
jusqu'au plus profond d'eux-mêmes, en des contrées où on ne les attendait plus. Il y a ce lien, cette complicité avec le public
qui piaffe, qui saute, qui guette, qui pleure, bref qui vit comme il en rêve. L'espace de deux heures. Il y a ces enchaînements,
cet autre lien qui unit un rap à un tango, un swing à un rag. Une vie à d'autres. Et puis il y a la patte Goldman. Cet humour
pudique et impromptu au détour d'un solo, cette autodérision sur une prestation qui vise plus l'émotion que le spectaculaire.
«Comme il n'y a pas de décor, la seule idée qu'on a trouvée, c'est de changer de guitares. On a pensé changer de tenue,
comme Madonna. On a fait des essais chez des grands couturiers, ils n'ont pas donné suite...».
Ou encore ce regard nostalgique sur le couple Goldman-Jones en culotte courte. «Tu louchais pas un peu ?». «En tout cas, au
moins, à l'époque on avait des cheveux...».
Alors bien sûr, certains vont dire : «C'est du réchauffé. On a déjà vu». Mais le Goldman et sa bande sur scène, ça se
consomme sans modération. Une seule explication à cela : le talent, ça ne s'use pas. Notre plaisir non plus.
Jean-Jacques Goldman: "Je suis un chanteur populaire"
Valeur sûre de la chanson française, le chanteur compositeur interprète
Jean-Jacques Goldman est arrivé à Maurice hier. Il a rencontré la presse en
vue de son concert à la Citadelle dimanche, en présence du directeur
d'Immedia, Rama Poonoosamy, producteur du spectacle. Goldman devait en
cette occasion affirmer que, s'il se reconnaît dans plusieurs courants de
la chanson française, il se considère sans complexe aucun comme un chanteur
populaire qui écrit, chante et compose pour le grand comme le tout public.
D'une simplicité et d'une modestie à peine qualifiables, l'artiste
français, qui aborde une fraîche quarantaine, a des allures d'adolescent
sage et mesuré. Anti-star au possible, Goldman fait des cocottes de
certains mythes autour des vedettes et du showbiz. De quoi tranquillement
mettre au chômage les flashes des paparazzis et convier les gourmets de la
presse à scandale au régime sec.
Placide, affichant presque la moue d'un Monsieur-Tout-le Monde posé et peu
enclin à bavasser, il affirme sans formule qu'il se reconnaît pleinement
dans cette chanson populaire qui parvient au miracle de faire chanter et
danser les gens.
"J'ai animé beaucoup de bals quand j'étais plus jeune. Pour moi la musique,
c'est parvenir à cette magie d'unir deux êtres qui dansent sur une même
piste. C'est cela la grandeur de la chanson populaire", dit -il en
défendant cette veine qui comprend les Johny Hallyday, Céline Dion ou
autres Pascal Obispo qui n'ont pas toujours bonne presse en France.
Cette sorte de candeur dans la personnalité de l'artiste qui est loin
d'être une rock'n'roll-attitude à la scène ou à la ville cache en fait une
force tranquille. Et généreuse de surcroît. Puisque cette qualité consiste
notamment à se muer en auteur qui crée dans l'ombre pour d'autres artistes,
d'autres personnalités. Fussent-elles femmes, étrangères ou très
différentes de la sienne. '
Dans ses associations avec d'autres artistes, Goldman manifeste une rare
faculté d'empathie et des dons de création qui, ne lui en déplaise,
rappelle la "grande" chanson française. Celle qui va de Trénet à
Gainsbourg. De Bruant à Férré, Brassens ou Tachan. Même si, air du temps
oblige, ses textes prennent tour à tour des allures pop, rock, ballade ou
raï, on sent bien que les paroles sont de Monsieur Goldman. Cette même
générosité peut également expliquer sa participation à certains combats:
les Restos du coeur, les campagnes contre le Sida notamment.
Il parle ainsi de son plaisir d'écrire pour les autres, les aptitudes
vocales étant le seul critère qu'il retient ainsi, insiste-t-il, qu'un "un
minimum de respect", dit-il. Sans hésiter, JJG désigne la canadienne Céline
Dion comme l'artiste qui l'a le plus impressionné. "Vocalement c'est un
prodige, les techniciens, les musiciens, tous ceux qui travaillent avec
elle sont respectueux", dit-Il. Il attribue sa propre durée à la chance.
"Il faut de la chance pour correspondre longtemps à ce que les gens
attendent aujourd'hui".
Jean-Jacques Goldman a donné cinq concerts à l'île soeur, qualifiés de
"surprenants" par Rama Poonoosamy. JJG se rendra à Madagascar accompagné de
son équipe de 80 personnes après son passage chez nous. L'unique concert de
dimanche sera consacré en grande partie au dernier album de Goldman, En
Passant, sorti en août 1997. D'autres morceaux plus anciens seront aussi
interprétés. JJG déclare qu'il choisit ses titres en fonction de la tournée
précédente. "C'est un choix assez égoïste", concède-t-il avec un sourire.
Selon Immedia qui attend 4 000 personnes à La Citadelle, il reste encore
des places pour l'unique concert de dimanche prévu à 19h30. Les portes
s'ouvriront deux heures avant le concert et des facilités de transport
seront offertes. Une navette gratuite fera le lien entre la gare du Nord,
la Gare Victoria et la Citadelle. Les billets sont en vente à Rs 250 dans
toutes les succursales de Kentucky Fried Chicken, chez Immedia et Grand Bay
Store.
Goldman: un troubadour fin de siècle
Jean-Jacques Goldman nous revient. Pour un concert qui aura lieu le
dimanche 4 avril à 19h30 à La Citadelle. Il viendra et chantera devant un
public enthousiaste et conquis d'avance. Il enflammera les quelques
milliers de personnes qui se déplaceront à la Citadelle. Ce sera l'un des
moments forts de cette année au plan culturel. Tout cela est bien
prévisible. Pourtant, on serait bien fat de nier que le charme Goldman
opère toujours. Un charme à toute épreuve.
En passant, son dernier album, est une vive saisie des moments furtifs dans
la vie des gens ordinaires. Goldman a toujours fait preuve d'une réelle
propension à raconter ces histoires simples, presque banales, d'hommes et
de femmes tirés de notre quotidien. Et l'homme est la clé de voûte de sa
symphonie.
De l'amour qui refuse à se dire dans Sache que je aux nouveaux "actes
manqués" que raconte Quand tu danses, le nouvel album de Goldman réitère la
foi du parolier-musicien en la simplicité. Textes courts, inscrits dans le
concret, et musique aux résonances des cantiques amoureux sont les deux
principales caractéristiques de cet album.
La poésie de Goldman reste ancrée dans le vécu, à l'image d'une rime
événementielle, comme c'est le cas avec "Elle écrit seule à sa table et son
café refroidit- Quatre mètres infranchissables, un bar un après-midi" dans
la chanson Tout était dit ou encore avec Des routes et des motards et des
matches de rugby- Des spaghetti, Fréderic Dard et Johnny Winter aussi" dans
Bonne idée.
Sans aucun doute, ce romantisme désabusé, populaire et recherché a son
public. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, ses albums plaisent tant
aux plus jeunes. Son rayonnement dans les fanzines ados n'est un secret
pour personne. Mais il est faux de croire qu'il chante ou écrit des
chansons mièvres à la Bruel.
Goldman propose des textes - et c'est un auteur talentueux autant qu'un
phénomène doué d'empathie à voir les textes qu'il écrit pour autrui - et
une musique qui se situent entre rêves inaccessibles et besoin d'exister.
En faisant de son identité juive, qui le rend particulièrement sensible au
faux procès fait à l'immigration en France, un tremplin pour réclamer à la
fois le droit à la différence et celui d'aimer les influences les plus
diverses.
Le gospel des églises afro-américaines, le rhythm & blues et le rock d'une
part. Mais aussi d'autres musiques rythmées, le raï par exemple, à entendre
cet Aïcha de Khaled qui fit, qu'on le veuille ou non, un tabac dans les
chaumières. La chanson à texte également du côté d'une très bonne chanson
française qui sait manier les mots en faisant simple. Une excellente
chanson populaire en somme.
Mais que chante J.J. Goldman au juste? Le mal-vivre du quotidien, la
solitude des villes et des banlieues, les lieux-communs des amours
difficiles et du besoin d'aimer, la nécéssité d'avoir des "frangins" de
toutes les couleurs et de combattre le poison du racisme… et comment ne pas
parler de ce métissage qui est mis en évidence par les membres mêmes de son
groupe qu'on ne présente plus et de leurs cultures musicales "autres".
Carol Fredericks, Michaël Jones. Parmi les plus notoires. Mais qui disent
bien que la multiplicité des origines peut, avec juste un brin
d'intelligence, être un atout. Culturel, convivial, enrichissant. Et
musical. Et tant pis pour ceux que cet autre lieu commun énerve. Goldman et
bien d'autres ne chantent pas pour eux. Comme le sous-entend Le steak de Le
Forestier. Même si en consommateur machinal, ils se hasardent aux portes
des concerts ou écoutent leurs chansons, dont ils ne doivent pas bien
comprendre les paroles.
Chez Goldman, certains verront de la sensiblerie, peut-être, mais aussi la
beauté des gestes et des mots. Ses chansons sont des odes qui, si elles
évitent parfois la noirceur pour arpenter des désirs secrets, n'habitent
pas un pays chimérique. Pour à la mode qu'il soit, le combat contre le
racisme qu'il mène est tout à fait en accord avec le fait qu'il vienne,
seul, promener ses godillots du côté de chez nous. Certes, on peut, avec
raison, devenir grincheux en constatant le prix du billet même s'il ne vaut
que FF60… largement en deça de ce que vaut un concert en France. Il est
largement au-dessus du prix d'un concert local!
Le seul titre de l'album, En passant, rend compte des préoccupations
sociales du chanteur-parolier. Poète de la chanson française contemporaine,
anti-star et troubadour fin de siècle à la guitare électrique qui s'entête
à évoquer des images familières. Au passage.
Baladin doté de cette nostalgie de l'ange déchu - et c'est en cela qu'il
plaît aux plus jeunes, aux plus purs aussi- sa voix se veut le miroir de ce
qu'on ne dit pas. L'indifférence. L'oubli. L'égoïsme. Les petites gens aux
histoires sans intérêt pour autrui. Des vies simples dans des décors
simples, urbains, nus. Mais à l'atmosphère limpide. Le dernier album de
Goldman répond à ses détracteurs. Traversant la périlleuse épreuve du
temps, le chanteur-compositeur-interprète croit toujours aux mêmes valeurs
qu'il énonce depuis le début de sa carrière.
Tant dans l'écriture musicale que dans les textes. Mais cet album marque
aussi une sorte de maturation de l'artiste. Ce qui se disait avec du
rythme, dans ses précédents albums, s'appuie désormais sur une musique qui
frôle le blues. On comprend mieux, dans cette perspective, la démarche du
compositeur qui, régulièrement, se fait parolier pour des chanteurs comme
Halliday ou Céline Dion.
Au-delà de cette modestie qui le pousse à prêter ses mots à d'autres voix,
il y a aussi le fait que Goldman a une conception de la musique qu'il tente
de partager avec d'autres. C'est aussi une manière de voir la société
française que font passer ses chansons, qu'il les chante lui-même ou que
d'autres lui prêtent leurs voix.
Né à Paris de parents étrangers - son père est né en Pologne alors que sa
mère est allemande - Jean-Jacques Goldman porte un regard des plus
distanciés. On imagine presque celui d'un étranger, sur la société française.
Il chante et bouscule. La jeunesse française y répond avec engouement.
Puisque la musique n'a pas de couleurs, notre jeunesse- euro, afro, indo,
sino ou batardé - à nous pourrait s'y arrêter elle aussi. Surtout si, comme
chez Goldman, il s'agit d'une façon de décrier les basses-cours
complaisantes qui n'aiment pas ceux qui marchent seuls ou qui n'aiment pas
les "bandes". "Plus de quatre on est/une bande de cons…". Une manière
égrillarde de voir les cliques, les troupes, les moutons qui
processionnent. Dans toute société…
Goldman prêt à prendre d'assaut la Citadelle
Le chanteur Jean-Jacques Goldman est à Maurice depuis hier, après une
première escale à l'île soeur où il s'est produit en concert. Madagascar
sera la prochaine étape de sa tournée dans l'océan Indien. M. Rama
Poonoosamy, directeur de l'agence Immedia, producteur du concert de
dimanche soir à la Citadelle, en collaboration avec Music Machine,
accompagnait le chanteur. Ce dernier est arrivé à la tête d'un groupe de 80
personnes.
Placé sous l'égide de la mairie de Port-Louis, le concert est parrainé,
entre autres, par L'Affiche, Yop Energy, Harris Wilson, et Mauritours. Le
prix des places est de Rs 250 (TVA incluse) et les billets sont disponibles
dans toutes les succursales de Kentucky Fried Chicken, chez Immedia et
Grand Bay Store.
Pour ceux qui n'ont pas de moyens de locomotion, Immedia a prévu une
navette, de la gare Victoria et de la gare du Nord à la Citadelle.
Jean-Jacques Goldman interprétera l'essentiel de son dernier album, En
passant, qui connaît déjà le succès en France. Le créateur d'Aicha et de
Pour que tu m'aimes encore en est à son troisième passage chez nous.
Ses deux précédents concerts, le premier au Plaza et le second au stade de
Rose-Hill, ont été "sold out". Immedia attend une assistance de 4 000
personnes dimanche soir à la Citadelle . Par ailleurs, le chanteur a
rencontré la presse hier après-midi à l'hôtel Ambre, autre sponsor du
concert.
La confidence du baladin et la transe du rocker
Jean-Jacques Goldman et ses complices ont offert au nombreux public présent
hier soir à La Citadelle un spectacle des plus rodés qui comptera sans doute
comme le happening culturel et musical le plus marquant de l'année. Mais au
delà de ce constat général, si huilée que soit la machine Goldman qui a eu
tôt fait de conquérir la foule présente, le fil rouge du concert se tissait
de fort belle manière dans l'alternance entre la confidence acoustique et le
show explosif qui conviait à la transe. Entre les apartés du petit baladin
au grand cœur et le bastringue d'enfer de Monsieur Goldman qui foudroyait
les groupies de deux générations bien sonnées, la connivence aura été
entière. des deux côtés de la Citadelle. Une amourette qui se mue en coup de
béguin ravageur. Hystérique aussi par moments. Avec le ciel pour seul
chapiteau. Un ciel étoilé de circonstance pour un Pierrot à la guitare
éléctrique qui précise bien cependant que le "bel amour" est libre et se
passe de contrat…
Phénomène plutôt rare dans le déroulement des concerts, c'est avec cinq
minutes d'avance que JJG s'est présenté sur scène, à 19 h 25 précisément.
Aux portes de la Citadelle pleine à craquer, les spectateurs arrivaient
encore. Selon Immedia, organisateur du concert tous les billets étaient
vendus à 17 h 00. Le premier titre, On ira marquait ses retrouvailles avec
le public mauricien depuis son dernier concert en 1994 dans ce même décor.
Décontracté et vêtu d'un T-shirt gris, il fait un petit tour sur scène. Les
fans massés en face de lui, l'acclament, certains hurlent, d'autres pleurent
de joie: l'émotion est au rendez-vous.
Après deux titres, JJG fait appel aux souvenirs, car, malgré leur forte
mobilisation, il n'y a pas que des adolescents dans l'assistance Deux
générations de fans sont en effet massées dans l'antre de la Citadelle, se
sentant unis par une même musique. Les concerts de JJG ont cela d'unique.
Les premières notes de La vie par procuration fait ainsi chanter et crier un
autre public, celui qui avaient quinze ou vingt ans en 1988 et qui était
déjà au rendez-vous de JJG au stade de Rose-Hill.
Les anciennes chansons et les nouvelles, de son dernier né, En Passant, se
succèdent naturellement. Le public chantera avec la même ferveur sur Là-Bas
et Je te donne, en duo avec le guitariste Michael Jones. Il écoutera
également, dans un émouvant recueillement le violon de JJG interprétant
Natacha.
"Pour la paix et la sécurité, pour la justice à l'île Maurice. Justice aussi
pour les musiciens. Etant entendu qu'il n'y a pas de paix sans justice": JJG
passe ainsi un subtil message dont la signification ne fera aucun mystère
pour le public mauricien à qui il dédie Il suffira d'un signe. La surprise
du maître de cérémonie allait intervenir en fin de concert. "Pour terminer,
une que vous connaisssez, cela évitera les discours", dit-il avant
d'interpréter Pour que tu m'aimes encore, extrait de l'album D'eux qu'il a
composé pour Céline Dion. Un public transi quitte la Citadelle presque à
regret.
S'il n'est aucun couac à déplorer dans ce concert magique que nous a proposé
JJG, il reste toutefois, au nom de cette même justice mauricienne et de ces
"grilles" et de ces "rêves étroits" dont parle le petit poète, que le
public, prix du concert oblige, aura été des plus sélectifs. "Toujours les
mêmes", observait un spectateur…
Faire de vos grilles des chemins...
Goldman nous a laissé un subtile message de paix. En nous dédiant Il
suffira d'un signe, pour la justice à Maurice, pour représendre ses mots,
il a semé dans chaque coeur de cette assemblée de jeunes l'envie d'un
geste. "Nous ferons de la scie qui nous mutile du satin, de nos blessures
inutiles au lointain, de nos grilles des chemins, nous changerons nos
villes en jardin", dit la chanson. A qui veut entendre... La Citadelle a
été prise d'assaut par un public jeune. Pour le chauffer, Goldman les a
d'abord fait danser sur un air de Claude François, comme un clin d'oeil à
l'artiste populaire qui fait danser les foules. On ira... loin. Un prélude
qui se veut annonciateur.
Goldman est de ces chanteurs qui nous hérissent les poils, nous serrent le
ventre et contribue à combler le gouffre des générations qui se retrouvent
sur ses airs. Les spectateurs présents à la citadelle ont eu un aperçu des
multiples talents de l'artiste, de ses tubes à succès à des airs vibrants,
d'inspiration irlandaise. Goldman a entraîné ses spectateurs dans le délire
d'un Pas toi aux multiples versions, de la surprenante version tango à
l'entraînante version swing.
Et s'il sait faire hurler les filles et bouger les corps, il a également su
retenir les souffles sur sa prestation au violon dans Natacha, issue de son
dernier album. On s'est quitté sur Je t'aime encore qui évite certes des
discours mais nous promet encore des chansons qui nous ressemblent. Pour le
chanteur qui est convaincu qu'une chanson prend tout son sens lorsqu'elle
fait danser, le concert de la Citadelle ne fut définitivement pas un acte
manqué.
GOLDMAN A MADAGASCAR
C'est parti pour quatre concerts!
Arrivé à Ivato a 12h15 mn par le vol d'Air Madagascar en provenance de
Maurice ; Jean Jacques Goldman à peine eu le temps de faire un petit
somme dans sa chambre au Hilton face aux journalistes malgaches
beaucoup plus curieux de voir la star (en fait de star, il se considère
comme " quelqu'un d'assez normal ") de la variété française que de lui
poser des questions. C'est donc a l'image d'un Goldman aux yeux
quelque peu bouffis par une nuit sans sommeil semble-t-il (ils n' ont
pas beaucoup dormi la veille de sa venue a Madagascar a-t-il confié)
que l on a eu droit en premier. Mais c'est surtout un Goldman
impressionnant de simplicité et de naturel, fidèle à lui-même et à son
image que l'on a decouvert ( ou retrouve pour certains).
Très peu de questions d'une part mais aussi beaucoup de reponses brèves
de l'autre, et pas de declarations du tout. La conference de presse qui
s'est tenue l'apres-midi au Hilton Madagascar n'aura duré au bas mot
que 45 minutes.
On ne saura rien de plus sur l'homme que l'on de sait déjà...Toujours
cette pudeur et cette discrétion qui le caracterise, cette méfiance par
rapport aux mots: "je préfère les actes et les preuves aux mots".
La venue a nouveau du chanteur à Madagascar attendus depuis longtemps-
n'a ete possible que parce que les trois conditions principales
(l'organisation, la securite et le materiel) de la tenue d'un concert
ont été reunies. Il garde neanmoins quelque chose de positif du concert
de 1988: "beaucoup de ferveur", une grande connaissance des chansons et
une soif semble-t-il qui ne demande qu'a être assouvi...
ONZE ANS APRES PROMESSE TENUE GOLDMAN GOLDMAN EST LA
Jean-Jacques Goldman est là. Promesse tenue, onze ans après un concert
tragique qui fit un mort, hors du gymnase couvert, suite a des
affrontement avec la police.
Jean-Jacques Goldman est donc arrivé hier, venant de
Maurice. Cool. Tranquille. Conforme à cette image de chanteur, engagé
pour un monde meilleur, plus chaleureux, plus fraternel. Il en a grand
besoin, le monde.
Jean-Jacques Goldman ne fera pas que passer. Quatre concerts dans la
capitale, au Palais des sports, a Mahamasina, devrait suffire à
satisfaire tous ses admirateurs.
Rossy et Josephine, sa femme, sont en charge de cette organisation avec
"Pro Rossy" et tiennent a retablir la crédibilité du pays pour recevoir
des spectacles de réputation internationale.
En attendant demain soir, jeudi, le premier concert, et après avoir
donne une conférence de presse, Jean Jacques Goldman compte decouvrir,
un peu, le pays...en passant.
IL NE FERA PAS QUE PASSER…
ONZE ANS APRES, PROMESSE TENUE, GOLDMAN EST LA
Le chanteur francais Jean Jacques GOLDMAN a debarqué, hier en fin de
matinée, accompagné d une suite de 27 personnes (musiciens et
techniciens), sue le sol malgache, après une tournée a l'Ile de la
Reunion et Maurice. La raison de son sejour malgache ? il donne une
serie de concerts les 8,9,10,11 avril prochains, a partir de 20h au
Palais de la culture et des sports de Mahamasina au cours de la tournée
promotion de son dernier album " En passant ". Le " come-back " de
Goldman, destiné sans nul doute a effacer de sa memoire et de celle de
ses fans tananariviens le concert cauchemardesques du 13 avril 1988, du
a une cacophonie organisationnelle, a été rendu possible grâce a
l'heureuse initiative de la production " Pro Rossy " qui travaille en
étroite collaboration avec le Centre Culture Albert Camus (CCAC) et
l'Alliance francaise de Tananarive (AFT). Sa presence chez nous ne peut
que dissiper les derniers doutes et convaincre les scéptiques qur l'on
(re)verra bel et bien Jean Jacques Goldman sur la scène tananarivienne.
Simplicité d'une vedette
Quelques heures apres son arrivée, la star francaise, vêtue d'un jean
et d'un sweat-shirt et chaussée d'une paire de baskets - une tenue très
decontractée- a rencontré la presse dans la salle Roi et Reine du
Hilton Madagascar. A cette occasion, le chanteur était entouré de
Bernard Banos-Robles, directeur du CCAC, et Jean Pierre Brickman,
directeur de l'Aft, qui l'avaient respectivement produit a Brazzaville
(Congo) et Hanoi (Vietnam). A eux s'est jointe Josephine, en sa qualité
de representante de la production " Pro Rossy ". D'une remarquable
simplicité, JJG n'a pas cherché à éluder les nombreuses questions que
les journalistes lui ont posées. " Je suis ravi d'être a Madagascar et
de rencontrer le public malgache ", a-t-il declaré. Du public malgache,
l'illustre interprète de " Je te donne "a gardé le souvenir de la
ferveur et de la tendresse. " Il connaissait par cœur presque toutes
mes chansons ", se rappelle-t-il en évoquant son premier concert
malgache. Un concert malheureusement interrompu a cause du debordement
mal contrôlé des frustrés a l'exterieur du gymnase couvert de
Mahamasina, lieu du spectacle.
Malgrè la hantise de ce prejudice organisationnel d'il y a 11 ans, JJG
revient armé d'une extraordinnaire confiance inspirée par le
tractations menés avec brio par sieurs Banos-Robles et Brickman et la
fiabilité de la structure organisationnelle mise en place par Rossy et
son équipe. L'assurance d'une securité sans faille pour les 4
spectacles est acquise : 200 policiers, 100 karateka et 100 adeptes de
fung-fu veilleront au grain a l'extérieur du Palais de la culture et
des sports, tandis qu'une dizaine d'agents de securité de Tafita munis
d'un detecteur de metaux, renforcés par des gars de la production " Pro
Rossy ", seront appelés à contrôler l'interieur. Le gigantesque
dispositif de securité sera pris pour chasser à jamais le spectre du
concert de 1988. " Tout est fin prêt sur le plan materiel et technique "
nous a confié Rossy. Les portes seront ouvertes 3h avant le debut de
chaque spectacle.
Les beaux billets infalsifiables de 25.000 FMG ( environ 25 FF) se
vendent bien et les indécis ont interet a accourir pour se les
procurer… Jean Jacques Goldman à Tana s'est contesté l'evenement musical
de ce mois d'avril. Alors, nous y irons tous.
Jean-Jacques l'Homme d'or...
... Ou Goldman si vous préférez. Le chanteur français le plus populaire
de cette dernière décennie, "l'ami public numéro 1" comme le surnomment
certains confrères hexagonaux, sera en Guadeloupe, pour 3*
concerts-évènements au Centre des Arts.
Après des débuts sombres et médiocres, commercialement et
médiatiquement, Goldman fait son entrée des les tops, dans les années
80, avec "il suffira d'un signe". Le public lui fait un triomphe qui
grandira au fil des ans, au fil des albums et des titres comme "Quelque
chose de bizarre", "Quand la musique est bonne", "Envole moi", "Encore
un matin", "Je marche seul", "Elle a fait un bb toute seule", "C'est ta
chance", "Traces", "On ira" ou encore "Là-bas". Entre temps, il compose
pour Marc Lavoine, signe quelques succès mondiaux pour la fabuleuse
Céline Dion dont l'interplanétaire "Pour que tu m'aimes encore", des
tubes pour P.Lavil, F.Pagny, Khaled, J.Halliday, G.Arzel, R.Charlebois,
C.Tompson, C.Frédéricks, le groupe martiniquais Malavoi et P.Kaas.
Exemples ? "Il me dit que je suis belle", "Je voudrais la connaître",
"Le plus tard possible", "Springsfield", "Est ce que tu me suis"...
Avec Jones et Frédéricks ses potes de toujours et de tous tons (folk,
gospel, variétés internationales, blues, etc) JJG parcourt la Nouvelle
Calédonie, la Polynésie, l'Europe, l'Afrique, le Canada et les USA...
Sans oublier les concerts humanitaires qu'il ne rate jamais notamment
"Les enfoirés", ceux pour les "Restos du coeur" lancés par son ami
Coluche... Et ce avec ses mélodies fortement inspirées par ses idoles
(Aretha Franklin, Léo Ferré, Otis Redding, Wilson Pickett, Eddie Floyd,
Bob Dylan, etc).
Qu'est ce qui fait le succès de Goldman, qui lui vaut d'être sollicité
par bon nombre d'interprètes, d'avoir des records de gain à la SACEM
(taxés 60 % par le fisc), des nominations à la pelle aux Victoires de la
Musique, des disques d'or et de platine à foison ? Pourquoi tant de
gens, hommes, femmes, jeunes, vieux, parents, enfants, couples cossus,
ados des banlieues défavorisées et célibataires endurcis se retrouvent
comme un seul homme, en lui ? Parce que le poète, chanteur, guitariste,
compositeur, musicien, respire et inspire la simplicité, l'humanité, la
justesse et le naturel, choses rares dans ce monde de faux semblants de
de paillettes...
En passant en tournée acoustique
S'il se montre avare en interviews, c'est sans doute en souvenir des ses
débuts où il fut souvent malmené par la presse (chanteur pour
midinettes, voix de castrat endimanché, etc, etc...). Il n'en garde
aucune haine, mais une bonne mémoire...
C'est sans doute aussi comme il le dit lui même, parce que pour parler
il convient d'avoir quelque chose à dire... Ce que certains bavards
impénitents et creux pourraient bien méditer... Et puis surtout parce
que JJG ne se révèle véritablement que sa guitare à la main derrière son
micro... Lorsqu'il a bien décompressé et rechargé ses batteries au ski
ou au surf, il ne lésine pas sur son énergie en scène. Il se donne
entièrement à la musique et au public !
Pour sa tournée autour de son dernier CD "En Passant", il a choisi
d'être en solo, sans ses complices de 10 ans, Frédéricks et Jones. Il
donnera à ses concerts les couleurs de la simplicité et de la proximité
grâce à l'intimité de ses chansons et à la force de ses textes.
JJG parle avant tout, de l'amour, des nouveaux rapports humains,
déshumanisés ça et là, de l'amitié, des convictions, avec humour,
gravité, lucidité et générosité. Pour "En Passant", l'ambiance Goldman
est résolument, radicalement acoustique.
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