Concerts

Tournée 85 - 86
Tournée "Traces"
Tournée "FGJ"
Tournée "Rouge"
Tournée "En Passant"


Jean-Jacques Goldman à Rennes

"Oh belle, on ira...."

interview dans Ouest-france : Le Dimanche 12 Avril 1998

JJG : "Michaël sera toujours là...à la guitare. Je n'imagine pas faire de la scène sans lui. C'est une vieille histoire entre nous. On jouait déjà ensemble il y a près de 20 ans. Par contre, Carole vole maintenant de ses propres ailes... Sur scène nous serons six dans un décor très simple. On jouera la plupart des morceaux du dernier album En Passant et quelques autres..."


Vous allez vous produire dans de grandes salles. A l'écoute de votre dernier album, on pouvait s'attendre à ce que vous choisissiez des lieux plus intimes...

JJG : "La question que nous nous posons à chaque fois est : "devons-nous laisser 4000 personnes dehors ?". Avec des salles de 5000 personnes comme le Zénith à Caen, voire moins comme au Mans, je pense que nous restons à des dimensions convenables. De plus, lorsque nous souhaitons faire des petites salles, nous le faisons. Que ce soit au New Morning à Paris ou dans des salles comme celle de Mauron dans le Morbihan où nous nous étions produits lors de la tournée des campagnes."


Cette tournée vous conduira à Vitrolles (Var), municipalité tenue par le Front national. Etes-vous d'accord avec Francis Cabrel quand il dit : "se produire à Vitrolles n'est pas la même chose qu'à Bourg-en-Bresse. Il s'agit là d'un acte citoyen réfléchi" ?

JJG : "C'est exact. Ce n'est pas neutre de choisir d'y chanter. Ca pose problème. Mais après réfléxion, je pense qu'il faut y aller. Parce que venir me voir (moi, fils de juif immigré) à Vitrolles n'est pas non plus un acte innocent pour ceux qui le feront..."


Vous n'avez jamais caché votre intérêt pour la politique. Que pensez-vous de la montée de l'extrême droite en France ?

JJG : "Je suis persuadé qu'il suffit que les partis politiques traditionnels redeviennent propres pour que le Front national régresse. Pour moi, la montée du FN est une réaction aux années Tapie-Mitterand. C'est tout. Par ailleurs, il faut rester attaché aux valeurs républicaines françaises. Liberté, égalité, fraternité sont des valeurs qui m'inspirent quand j'écris des chansons, que ce soit pour moi ou pour Khaled."


Vous nourissez vos textes de choses vues, observées, mais aussi de rencontres et de lectures. Le moment de la tournée est-il, sur ce plan, un moment privilégié ?

JJG : "Plus ou moins... Enfin, si je veux sortir incognito, je n'ai pas besoin de me déguiser. Je mets une casquette et des lunettes, ça suffit. J'aime respirer les villes que je traverse. Mais ce que j'aime surtout en tournée, c'est le plaisir de jouer, de vivre en collectivité. Tourner, c'est aussi reprendre un rythme régulier, sans penser. Pour moi, après les derniers mois passés à écrire et composer, la tournée sera du repos."


Vous serez en tournée au moment où la France va se souvenir de mai 68. Personnellement, vous qui êtes issu de cette génération, quels souvenirs gardez-vous de cette période ?

JJG : "J'étais en première dans un des derniers lycées parisiens qui se soit mis en grève. Il était (déjà) mixte. Alors, en ce printemps 68, nous avions autre chose à faire... Plus sérieusement, ce qui m'a le plus impressionné à l'époque, c'est le renoncement des professeurs à leur autorité. Une immense erreur. Comme une démission. Trente ans après je dirais que mai 68 a été golbalement négatif."


Votre demi-frère, Pierre Goldman, fut un des révoltés de 68... On avait six ans d'écart et j'étais encore gamin quand il a quitté la maison. Mort à 35 ans,

JJG : "il est devenu une figure révolutionnaire... Moi, je garde de lui une image plus simple, plus entière, celle d'un grand-frère dont on parlait peu chez nous."


Selon un sondage de l'IFOP, vous êtes devenu le français le plus populaire, juste derrière l'abbé Pierre. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

JJG : "Il me semble que les gens qui vont à mes concerts ou qui achètent mes albums se rassemblent autour de chansons, bien entendu, mais également autour d'une attitude et de valeurs. Ces valeurs sont "palpables" dans ce que je fais. Tout au moins je l'espère. Et si certains s'y retrouvent, tant mieux. Pour ma part, je suis plus habité par les doutes que par les certitudes. Il y a d'autres messies que moi... Je ne me considérerai jamais comme un leader d'opinion. Je n'ai sans doute pas la générosité, ni l'envergure suffisante, que pouvait avoir Coluche, par exemple. Je n'ai pas le tempérament pour mobiliser les foules comme il le faisait avec les restos du coeur, même si c'est une action à laquelle je crois."


A la différence de certains chanteurs, vous semblez avoir évité les pièges du star system...

JJG : "Drogue, sexe et rock and roll : pas besoin d'être connu pour vivre ça. Faut aimer. A mon avis, faut pas être très ambitieux. Pour ma part, j'ai toujours su que les vrais plaisirs sont assez bon marché : un livre de poche, un poulet grillé aux herbes de Provence, une promenade avec des copains ou mes enfants... plutôt que posséder de grosses voitures ou des châteaux à la campagne."


Quand la musique est bonne...



Jean-Jacques Goldman a commencé sa nouvelle tournée par Rennes.


"Nous sommes partis jusqu'en décembre. Nous avons fait le plein de carburant et, quand nous tournerons au sud, à l'est ou dans le nord, nous nous souviendrons d'où il vient". Jean-Jacques Goldman a su trouver les mots pour remercier les 4000 spectateurs venus l'entendre vendredi soir à la salle du Liberté à Rennes. Un public, de 12 à 55 ans, qui l'accompagne depuis plus d'une quinzaine d'année pour les plus âgés. Un public qu'il retrouve avec plaisir et, auprès duquel, il puise la force d'écrire ses tubes.

Ce soir, le plus prolifique compositeur de chansons françaises revient seul sur scène après deux précédentes tournées en trio avec Carole Frédéricks et Michaël Jones. Toujours aussi simple et proche de ses fans, il entre seul sur scène, guitare à la main. Il débute avec "On ira", extrait de "En passant", son dernier album. Derrière lui, sur une scène mouvante apparaissent les musiciens. Parmi eux le fidèle (et Nantais) Claude Le Péron, à la basse, et Michaël Jones, son "vieux" pote gallois de Caen, à la guitare, toujours prêt à chanter le premier couplet en anglais du superbe morceau "Je te donne".

Chaque spectateur a l'impression d'assister à un concert quasi privé. "Ne lui dis pas", avec flûte et violon, nous transporte dans l'anneau du Kerry irlandais. Pour illustrer "Nos mains", des dessins d'enfants d'une classe de CM1 de Narbonne apparaissent sur des écrans géants placés derrière le chanteur et ses musiciens. Une excellente idée qui réjouit tout le monde. Quant aux reprises humoristiques de "Pas toi" en reggae, en hard-rock, en rap et "à la Julio Iglésias", elles surprennent et font rire toute la salle. Sur "Là-bas", les paroles de Sirima, la chanteuse disparue, reprises par le public féminin donnent le frisson.

Plus tard les guitares électriques reprennent le dessus pour les classiques "Il suffira d'un signe", "Quand la musique est bonne"... La soirée se termine en beauté sur le "Pour que tu m'aimes encore", écrit pour Céline Dion. Il est 23 heures, Alice, 12 ans, est fatiguée, mais elle se souviendra longtemps de son premier concert et en gardera précieusement le billet.


Octobre 98

Goldman : et Dan monta sur scène...

Le plus gros vendeur de disques, les plus grosses recettes de la Sacem, l'auteur-compositeur en or massif de Johnny Hallyday et Céline Dion. Stop ! Goldman, c'est tout cela et bien autre chose encore. Un grand frère attentif aux battements de vie, dont le spectacle qui sillonne actuellement la France est un modèle du genre. Deux heures de complicité exceptionnelle avec un public trans-générations. Un collier de chansons populaires, dans le bon sens du terme, mises en scène avec une élégance, une fantaisie et un humour proches de l'idéal. En passant goguenard et amical, Goldman fait mouche avec un mélange de légèreté et de gravité uniques. Faussement fragile et authentiquement généreux. Comme à Rennes, mardi soir, où il a invité à le rejoindre le guitariste quimpérois Dan Ar Braz. Le temps d'une reprise d'un morceau de ce dernier (Green Lands) et d'un rock'n roll survitaminé (Johnny B. Goode). Superbe.

La cerise sur le gâteau de l'impeccable Goldman, en concert hier soir à Rennes, fut l'entrée en scène de "notre" Dan Ar Braz.


Hier soir, ses 6 000 fans l'ont appris en exclusivité... Jean-Jacques Goldman a passé, tout au moins en partie, ses vacances d'été sur un bateau, sous les tropiques. Là, il écoutait toujours la même musique, un morceau joué par Dan Ar Braz. Alors, Goldman nous l'a interprété, jusqu'à l'entrée en scène... du guitariste finistérien. Gros frisson dans le public. Michael Jones s'en est mêlé, et tous trois ont repris le fameux classique "Johnny be good". Et Goldman de souligner "les qualités musicales et morales" de Dan Ar Braz... JeanJacques Goldman est comme ça. Simple, sincère, attentif. Tout au long du concert, sur les quatre écrans en fond de scène, souvent, des visages anonymes sont apparus, illustrant les chansons. Comme pour montrer ce qui compte chez ce chanteur pas comme les autres: les gens. Ceux qui, dans leur coin, changent la vie... Mais Goldman, c'est aussi beaucoup de malice. II va jusqu'à se transposer, sur écran, vieillard, en 2040, jouant devant deux fans sensiblement du méme âge, les dernières fans...

Et le public? Sous le charme bien sûr, reprenant les tubes avec un temps d'avance. Des femmes surtout, entre dix-huit et quarante ans. Elles l'aiment pqur tout ça, et parce que ses chansons sont dans leurs souvenirs, leurs félures, leurs joies, leurs espoirs. Voilà pourquoi, à Rennes, ses quatre concerts du Liberté, entre avril et décembre, affichent complet.


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Fin de la tournée dans les îles

En savoir plus...

Le programme de la tournée

Présentation des musiciens de la tournée

Les chansons de la tournée

Les dates de la tournée en image (Avril - Juin 1998)

L'aspect technique de la tournée

Quelques moments de la tournée

Impressions de concerts

Impressions (Du 17/04/98 au 29/04/98)

Impressions (du 1/05/98 au 15/05/98)

Impressions (Du 17/05/98 au 24/05/98)

Impressions (du 25/05/98 au 16/06/98)

Pause de la tournée

Impressions sur la tournée d'été

Impressions (du 24/09/98 au 24/10/98)

Impressions (du 6/11/98 au 19/12/98)

Impressions sur les derniers concerts


  

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