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Goldman à l'assaut des arènes

On s'en souvient : quelques semaines à peine après l'ouverture des locations des deux concerts nîmois de Jean-Jacques Goldman, celui du samedi 8 août devait afficher complet. Un état de fait qui, au regard des quelque 6 500 spectateurs qui se seront pressés sous la coupole du Dôme en avril dernier, n'avait étonné personne. Face à l'affluence cependant, les organisateurs soucieux de satisfaire le plus grand nombre de fans auront choisi d'augmenter les jauges des deux dates programmées dans les Arènes.
Une aubaine donc, pour les retardataires qui pourront fredonner "live" ces textes désormais célèbres que sont La vie par procuration, Un bébé toute seule, Là-bas, Je te donne, Au bout de mes rêves, Quand la musique est bonne ou encore Il suffira d'un signe. Autant d'incontournables qui figureront à n'en pas douter aux côtés des nouveaux titres de En passant au programme du concert de ce soir comme des concerts à venir (Fréjus, dimanche et Béziers, lundi) puisque, succès oblige, la tournée 98 de Jean-Jacques Goldman semble devoir jouer les prolongations dans la région et ce, jusqu'en décembre où Goldman s'en reviendra sur la scène du Dôme de Marseille.

En partance avec Goldman au pays de la proximité

Le cheveu est devenu plus rare, mais la silhouette est restée la même.
Après une bonne quinzaine d'année de carrière au premier plan, Goldman n'a rien perdu, ni de son énergie, ni de son pouvoir de transmission, encore moins de son savoir-faire.
Pour l'accueillir, deux nuits consécutives, les arènes n'ont d'ailleurs lésiné ni sur les moyens, ni sur l'ingéniosité. Placée sur le grand axe de la piste, entourée d'écrans, la grande scène permettant au public de venir presque communiquer avec le chanteur, possède incontestablement d'appréciables avantages. Celui de favoriser le communication surtout. Donc, de rendre plus chaleureux encore l'échange.
Les quelque 8000 fans qui, dès hier soir, sur le sable ou s'entassant sur les gradins, ne purent que saluer cette initiative. Epaulé par une formation orchestrale d'une supérieure efficacité, Jean-Jacques Goldman, vedette évidente de cet été nîmois, dès les premiers chapitres de son concert, a su incendier l'amphithéâtre. Avec des mots simples, des images intelligemment observées, des évocations touchantes, des phrases musicales habiles, toujours soignées, jamais tout à fait banales.

C'est le style Goldman que de donner et partager, créer et surprendre. Assis ou debout, à la guitare ou au violon.
Avec la plupart des titres de "En passant", (le dernier album), avec les tubes de toujours, les rencontres avec les figures depuis longtemps connues (celle qui met du vieux pain sur son balcon, celle qui attend en frottant ses couverts en argent, celle qui fait a fait un bébé toute seule), d'entrée de jeu, une nouvelle fois, séduit et conquiert.
Riche de trouvailles visuelles et techniques (avec lumière au top niveau), une première heure de spectacle dense, tonique. Et les cadeaux ne faisaient peut-être que commencer.........

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