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ACCUEIL DE STAR POUR GOLDMAN

SEPT MILLE PERSONNES ONT REPRIS EN CHOEUR ET PAR COEUR SES CHANSONS : STRASBOURG A RESERVE UN ACCUEIL DE STAR A
JEAN-JACQUES GOLDMAN

En achetant ce drôle de billet en forme de negatif (avec trois cliches de l'interessé), chacun s'attendait
a passer avec Jean-Jacques Goldman une soiree pour le moins aussi remarquable que ce ticket de concert. Les
7000 personnes qui ont transforme le Rhenus en piste de danse ne se doutaient pas en revanche qu'ils en
auraient a ce point pour leur argent.
Animé par cette rare simplicite qui rend parfois les grands artistes si attachants, Jean-Jacques GOLDMAN (avec
ses sempiternels Jeans et T-shirt noirs) a offert au public ce qu'il attendait de lui : une image parfaitement
conforme a sa réputation. Discret a la ville mais volubile sur scene, il ne se depare jamais d'une modestie bon
enfant et complice, meme quand du premier au dernier rang, il ne voit plus qu'uine foret de bras tendus qui
ondulent en criant son nom.
Commencé et achevé dans le depouillement, au milieu du rai orange d'un pinceau de lumiere, juste avec une
guitare au cou, le concert de Jean-Jacques Goldman a pris - entre ce "on ira" hautement aperitif et un "Pour
que tu m'aimes encore" plus que symbolique - la forme d'un remuant et colore voyage dans le temps et dans
l'espace. Entoure par une formation qui connait son metier sur le bout des doigts (Michael Jones est toujours
aux guitares), Goldman a savamment fait progresse son show, pour l'amener d'une longue partie assez acoustique
a un deferlement rock'n roll et dansant, inonde de lumieres et si communicatif que les vendeurs des stands de
frites se sont joyeusement joints a la foule, sans enlever leurs tabliers rouges. Passant lui-meme de la
guitare au violon et de l'harmonica au piano, il a conduit avec charisme et un charme naturel le public a
travers son univers. Un monde genereux, habite par des textes en forme de poesie et des chansons en foirme de
refrains ou s'expriment la tendresse, la tolerance mais aussi le plaisir de danser "quand la musique est
bonne...".

La quarantaine passée, Goldman n'oublie pas sa culture rock ("Avec une guitare a la main, j'ai peur de rien")
et n'affiche pas comme d'autres un cynisme ou une distance parfois juges de bon aloi : en rappel, il chante
toujours "J'irai au bout de mes reves", avant de terminer, les yeux dans les yeux avec le public, sur un "Pour
que tu m'aimes encore.." popularise par Celine Dion. J-J Goldman n'a pas de souci a se faire ; son prochain
concert au Rhenus prevu au mois d'octobre n'aura pas lieu davant des tribunes vides.
Goldman : tout pour la musique
Toujours aussi discret, Jean-Jacques Goldman continue sa trajectoire sur la
comete du succes. Et sur celle des autres stars mondiales dont il ecrit les
textes, comme Celine Dion.

AMNEVILLE. - Jean-Jacques Goldman n'aime pas franchement les interviews et il
le prouve dans sa loge, un quart d'heure avant le concert, l'air méfiant, mais
sympathique à la fois, comme si une dualité planait au-dessus de lui. N'est
pas du signe de la balance qui veut. "Ne mettez pas de guillemets dans votre
papier." Soit, ce sera les seuls qu'on lui accordera, avant son entrée en
scène au Galaxie. A 46 ans, le chanteur, auteur-compositeur interpréte, n'a
certes plus rien à prouver. Volant de succès en succès depuis la dissolution
de son groupe mythique Tai Phong en 1980. A ce phénomène de gloire, Jean-
Jacques Goldman ne livre en definitive que quelques vagues explications,
soulignant en toute modestie que c'est simplement le resultat de son travail
et la reconnaissance des autres, donc de son public. Pour J.-J.G., tout est
lié puisqu'il était fait pour la musique et pour écrire des chansons, surtout
pour les autres.
J.-J.G. d'annoncer qu'il poursuit sa fructueuse collaboration avec Celine
Dion. Il termine son prochaine album avec Erick Benzi pour la fin de l'année.
J.-J.G. aime par-dessus tout la perfection technique de la vois de Celine
Dion. Et aussi la facilité de travailler au cote de la grande artiste, avec
toujours ce meme plaisir.

Mais J.-J.G. annonce qu'il ne renie rien du trio Fredericks, Jones et Goldman.
L'aventure musicale se poursuit avec la preparation d'un album solo de la
chanteuse Fredericks. Quand a Michael Jones, il était sur scène hier soir.
Commentant l'actualité musicale du moment, Jean Jaques Goldman évite
minutieusement la forme de racisme du groupe rap NTM. Pour J.-J.G., il n'y a
guère de difference entre insulter la police, un arabe ou un juif. Mais il se
defend de critiquer les boys bands a la mode. Apres tout, on connait la suite
du petit chanteur noir des Jackson Five.
Grand amateur de sport, même s'il n'avoue pas en pratiquer, J.-J.G. attend le
mondial avec impatience et ne s'attarde pas trop sur le côté mercantile et
planétaire de l'événement du ballon rond. Il reconnait simplement que se
serrer les coudes a 22 joueurs sur le terrain, devant des milliards de
téléspectateurs, c'est déjà pas mal.
Enfin, Goldman aime par-dessus tout la vie et deteste franchement les abus de
pouvoir, ayant une pensée émue pour ceux qu'on assassine en silence radio a
une heure trente de vol de Paris

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