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Le passant, l'ami, le poète
Jean-Jacques Goldman donnait hier la première des deux
representations lyonnaises de sa nouvelle tournée "En passant"
devant une Halle Tony Garnier comble.

Une tournée presque intimiste
qui se laisse aller au bonheur d'un contact rapproche avec
le public.
Des milliers de papillons frissonnent, ils portent au bout de leurs
ailes ce mage au sourire gracile.
Une silouhette sobre, presque
fragile, drapée d'un faisceau de lumière, trace une ligne imprecise
sur une scène demesurée. Mais déjà, l'étincelle court de main
en main et s'élève tres haut jusqu'a la proue d'un grand vaisseau
d'acier : La Halle Tony Garnier recevait, hier, Jean-Jacques
Goldman sous une tonnerre d'aplaudissement.

Cet artiste intimide par sa timidité, cette candeur, cette sincerité,
cette vérité simple, posée là, sur le rebord d'une scène. Il
faut s'appeler Jean-Jacques Goldman pour faire du vente
caverneux de la Halle Tony Garnier un endroit presque
intimiste. Le spectateur surprend quelques musiciens en
repetition qui se laissent aller a un joyeux desordre
creatif. Jean-Jacques Goldman decoupe quelques notes
bleutées dans le gras d'un violon irlandais.

il tricote une petite histoire d'amitié avec Michael Jones, à la guitare
bien sur ; Il dépose quelques arpèges sur la nacre d'un piano;
il epoustoufle un petit harmonica
rieur et repond au saxophone.
Et puis il chante. Il chante la vie, la ville, au quotidien.
On se retrouve chez Goldman, on se retrouve tel que l'on est :
jeune homme enthousiaste qui devore le present pour se
construire un avenir
et puis adulte un peu use qui pense
a tous ces "actes manqués".
En passant...
C'est un peu l'histoire d'un passant un peu plus attentif que
les autres qui appose un regard precis et poetique sur le monde.
GOLDMAN A LA BELLE ETOILE

Après un soir de représentations, la cinquantième édition des Nuits de fourvière touche à sa fin. Pour son bouclage, ce festival hétéroclite, qui s'interesse aussi bien au théâtre , au cinéma qu'aux concerts classiques, de rock ou de variétés, accueillera lundi soir, dans le cadre somptueux de son théâtre antique, Jean-Jacques Goldman.
Un concert à guichés fermés pour le chanteur qui a vendu depuis le moi de Mai, la totalité des 4500 places de cette soirée à la belle étoile.
Dans la semaine, Jean-Jacques Goldman poursuivra sa tournée dans un autre amphithéâtre gallo-romain celui de Vienne, pour là encore un concert à guichets fermés. Complets également les concerts programmés à la halle Tony-Garnier de Lyon à l'automne, les 14 octobre, 27 et 28 Novembre.
GOLDMAN "En Partant"

Les gradins étaient combles une heure a l'avance, les 4500
spectateurs manifestaient déjà leur impatience par des "olas"
inquietés par les nuages menacants. Jean-Jacques Goldman
avait promis qu'il chanterait, qu'il pleuve ou non. Mais le ciel
a ete clément pour cette dernière nuit de fourviere, et l'artiste
a su creer un cercle intimiste autour d'une scène depouillée mais
colorée a souhait.
Apres une première partie sous forme de jeu de camera entre le
public et Richard, Goldman est monté sur scene, acclamé par
un public déjà acquis.
Il a enchainé "On ira", "Bonne idée", "La vie par procuration",
succession de classiques et d'extraits du dernier album.
La prestation d'hier soir était en effet incluse dans la tournée
"En passant". Goldman, radieux, n'a pas joué sur le registre de la
facilité : communiquant reellement avec le public , il a animé
d'un second souffle ses vieux tubes.
La magie a opéré : "Je trouve ca extraordinairement gratifiant
d'avoir ce pouvoir de creer des musiques sur lesquelles les
gens s'aiment, se touchent, s'expriment, s'oublient... Il n'y a rien
de plus magnifique..." On va bientot entendre a nouveau parler de lui
: Jean-Jacques Goldman a produit le dernier album de
Celine Dion.
"JJ" l'amoroso
"JJ", tout le monde l'aime, et Goldman tout autant : rien à jeter chez
Jean-Jacques Goldman, pas plus en ce qui concerne le chanteur que le citoyen et
l'être humain. Ses admirateurs innombrables lui réservent déjà un accueil plus
que chaleureux, à la Halle Tony Garnier, où l'artiste se produit les 27 et 28
novembre à 20h15. Et à guichets fermés.
ET UNE DE PLUS POUR GOLDMAN

On ne compte plus le nombre de concerts de Jean-Jacques Goldman cette année à
Lyon. En revanche, à la Halle, on compte les entrées et on sait que l'artiste
fait salle comble à chaque fois. Et cette salle est pleine d'un certain public.
Parfois sur 15 000 personnes, on compte 2 000 fans. Mais pour J. J., c'est comme
pour Johnny. Sur 8 000 personnes, il y a 8 000 accrocs ! cette fois encore, avec
son compère Mickael Jones, il a fait mouche, face à un public avec qui il sait
bien communiquer. Il a même sorti un nouveau tube inconnu et improvisé appelé
"On est les champions". Enorme ce Goldman, énorme !

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