Concerts

Tournée 85 - 86
Tournée "Traces"
Tournée "FGJ"
Tournée "Rouge"
Tournée "En Passant"


Goldman est de retour


Ils étaient 6000, des fans de tous âges, pour voir ce grand garçon qui envoie ses notes d'amitié du côté du coeur. Et quand la musique est bonne, ca donne un beau retour comme hier soir sur la scène du Zenith a Lille. Jean-Jacques fera de nouvelles haltes dans notre region en octobre (c'est deja plein) et en novembre

Cette fois-ci, c'est une ambiance d'amitié masculine, qui tranche nettement avec les choeurs de l'armée rouge...

Il leur a dit merci de n'avoir pas changé. Les six mille en question le lui ont bien rendu.

Un garcon discret mais qui sait deplacer 6000 fans de tous ages. Un homme en toute simplicité, mais avec canon de vraie neige plastique et faux eclairs du Nord, une batterie de lumieres et une cavalerie d'images video. Jean-Jacques Goldman est de retour, pareil a ce qu'on en dit dans les journaux : jean noir et oeil charbon, tee-shirt gris et sourire limpide, sans fausse note, pour faire honneur a ce qu'il s'est choisi pour valeur : un peu de modestie, beaucoup d'amitié,des mots simples qui ne grapillent jamais trop loin du coeur...Il est revenu, sans armée rouge mais avec Michael Jones, sans Carole Fredericks mais avec quelques vieux succes, sans idée vraiment precise de ce qu'il allait cette fois-ci pouvoir offrir a son public dans cette tournée qui l'emporte pour plusieurs mois. Alors, c'est Goldman un peu plus nu qui s'est montré hier : un gentil homme que l'on ecrirait volontiers en un seul mot.


Ce qu'on a follement aimé : le sourire de Goldman quand il laisse son public chanter. Et même s'il fait ecrire les paroles sur ecrans geants des fois qu'on en ait oublié les plus jolis mots, la petite valse de ce dialogue en va-et-vient chahuteur et chaleureux avait de quoi entrainer les plus statiques. Et puis le solo de Goldman au violon, comme devant le jury d'une premiere année de conservatoire, crispé sur l'instrument, sublimé de ne pas vouloir mal faire.


Ce qu'on a follement aimé :Le public, bigarre, coloré, enthousiaste, pères venus accompagner leurs fistons, maman venue seule pour echanger un brin de bonheur contre une soirée foot, jeunes filles avec quelques rides et la nostalgie de leurs années bac, couples d'amoureux pour se declarer la flamme avant qu'elle ne vacille... Trois heures durant, ceux-la n'ont pas démerité, offrant a Jean-Jacques Goldman la vue imprenable d'une foule totalement devolue et si joliment fidèle.


Ce qu'on a bien aimé : le clin d'oeil de Jean-Jacques Goldman à son repertoire. Du premier album au plus récent, des titres moins connus et d'autres inoubliés, un montage video des photos de Jones et Goldman pour remplacer Brett Sinclair et Dany Wilde et retracer l'histoire d'une amitié depuis le petit groupe Tai Phong jusqu'en... 2040, tous deux rendus vieillards par la magie de la technique video, chantant encore devant un tout petit parterre de mamies enivrées. Et puis encore un debut de concert comme une fin de soirée en taverne : sans femme et avec beaucoup de complicité, une table entre mecs ou la bière sert de caresse.

Ce qu'on a aime tout court : des morceaux qui se chantent comme dans les disques, pour pouvoir les suivre et s'en rendre fiers : elle a fait un bébé toute seule, là-bas, quand la musique est bonne... Et l'amusante digression sur un de ses morceaux en version jazz, hard-rock, reggae, rap, tango... Imaginez tout ca sur "quoi que je fasse, ou que je sois, rien ne t'efface, je pense a toi".

Ce qu'on a moins aimé : une première partie un brin fastidieuse et facile ; on a inventé la mise en jambes interactive, pour 20 minutes : une camera qui se promène dans le public, choisit ses cibles et les rebalance sur ecrans geants avec en incrustation les invitations au bisou-bisou, prouve-que-tu-l'aimes, peut mieux faire... Le tout en rythme techno pour etre de son temps. Au dela des 5 minutes, ca lasse.

Il joue au ping-pong avant ses concerts (enfin pas cette fois : "On n'a pas acheté de table") et fait une partie de scrabble apres ("juste apres manger. Souvent jusque quatre heures du matin"). Il a 46 ans, trois grands enfants de 22, 18 et 13 ans, et "pas de femme". Jean-Jacques Goldman, jean et tee-shirt noirs, tres mince, n'est pas quelqu'un d'expansif. Il se montre neanmoins (il n'aime pas ce mot, neanmoins) assez ouvert et sympa. Accepte les interviews, meme s'il confie avec une certaine timidite : "Moins on parle de moi et mieux je me porte."
L'humilité, certainement l'une des clés de son succés, mais aussi son grand professionalisme. Il ne concoit pas de bacler le moindre détail de ses spectacles, jusqu'a la qualité exceptionelle de ses tickets d'entrée : "Ca doit vous coûter très cher ?", "On gagne bien assez comme ca et puis je trouve ca plus marrant." Pas question non plus de travailler uniquement en solo. Et autour du diner d'après concert, il remarque en s'adressant a ceux qui l'entourent : "Il n'est pas une chanson à laquelle vous n'ayez pas apporté une note personnelle", ce qui semble le rejouir.

"Abruti" après chaque concert, Jean-Jacques est, indubitablement, quelqu'un qui respecte ceux qui l'aiment, quelqu'un qui sait donner.


-J'ai un quart d'heure pour vous poser toutes mes questions sur vous...

JJG : "Ah bon?"


-Ce sont les consignes que nous avons recues : vous devez vous habiller, vous concentrer...

"M'habiller ? (sourire) Je vous le dis tout de suite, j'y vais comme ca ! Je change juste de tee-shirt."


-Vous donnez quatre concerts ici, a Lille, près de trente mille personnes vont venir vous voir dans cet endroit en l'espace de six mois, que ressentez-vous par rapport a ce phénomène ?

"Je ne peux pas répondre."


-On m'avait prevenue que vous n'etiez pas loquace...(sourire)

"On ne peut pas répondre a cette question."


-Bon, je la pose autrement : est-ce que vous vous habituez au succès ?

"On ne peut jamais s'habituer a ca."


-Tout ce que vous faites, marche. Comment faites-vous ?

"Non, tout ce que je fais ne marche pas. Mais on ne parle pas des choses qui ne marchent pas. J'ai fait une musique de film et puis une chanson pour Charlebois qui n'a pas marché."


-Comment gerez-vous la celebrite ?

"Ma relation avec le public est très respectueuse. Quand je me promène a Paris, par exemple, les gens ne m'accostent pas facilement."


-Vos chansons parlent souvent d'amour et en même temps de séparation et de solitude.

"Il y a souvent des départs dans les histoires d'amour, non ? Beaucoup de route..."


-Chaque chanson vous rappelle un souvenir de votre vie ?

"Un etat d'esprit."


-Les artistes pour lesquels vous travaillez, vous les choisissez comment ?

"Les femmes ?"


-Ce sont des femmes qui ont une voix. C'est d'abord la voix qui vous intéresse ?

"Oui, la voix, que la voix."(sourire)


-Vous ne vieillissez pas...

"Il y a des liftings, de la chirurgie esthetique..."


-Ca ne se voit pas (sourire). Vous commencez a porter des costumes...

"J'en ai porté une fois, aux Victoires de la musique, parce que j'étais entre Hallyday et Obispo qui étaient tous les deux en costume, mais je n'en porte pas d'habitude. Mais si nous allons a un enterrement ensemble, je porterai un costume."
-Au debut de votre carriere, on lisait dans les journaux de fans que votre femme s'appelait Catherine.
"Je n'ai pas de femme."


-Comment vous definiriez-vous, en quelques mots ?
"Veinard."


Actualité culturelle Lundi 18 mai 1998 page 10

MUSIQUE Goldman, ce week-end à Lille, avant Bruxelles, Tout pour que tu l'aimes encore

Cette fois, plus que jamais, il est bon venir a l'heure au concert, car, en guise de premiere partie, Jean-Jacques Goldman a choisi... le public. Pour ne pas gâcher la surprise, nous n'en dirons pas plus, sinon qu'il s'agit d'une histoire d'images plus que de musique - a l'instar d'un album "En passant" au concept très photogénique - et d'inter- activité.

Cela ne dure qu'un quart d'heure et Jean-Jacques ne tarde pas à suivre, seul à la guitare acoustique, avec "On ira". Les teintes blues d'"En passant" se retrouveront tout au long d'une entrée en matière qui se veut celle d'un artiste qui doute.

Jean-Jacques, dont la franchise et l'honnêteté n'ont jamais été les moindres des qualités, raconte qu'il a cherché de nouvelles idées pour tenter de faire aussi bien que la précédente tournee. Une sur deux étant bonne, c'est la prochaine qu'il faudra venir voir, pas celle-ci. Un humour et une dérision auxquels on aura droit tout au long d'un concert surprenant à plus d'un egard

UNE SONORITE ACOUSTIQUE


D'abord parce que JJG n'a pas peur de s'installer dans les sonorités acoustiques et qu'il y restera jusqu'à la dernière ligne droite du set. Même "La vie par procuration" ou "Elle a fait un bébé toute seule" connaissent un nouveau traitement plus delicat. Il va egalement jusqu'à ressusciter "Le rapt" extrait de son premier album de 1981.

Pour "Pas toi", Jean-Jacques s'amuse à decliner toutes les versions auxquelles on n'echappera pas (allusion au fait que de plus en plus de gens - y compris un boys band - reprennent ses chansons): en reggae, en rap, en rock, en tango et en swing.

Le groupe est celui des fideles : Michael Jones à la guitare, Claude Le Peron à la basse, Christophe Deschamps à la batterie, Jacky Mascarel au clavier et Christophe Negre au sax et flûtes forment la garde rapprochée. Entre mecs.

Si Jean-Jacques a toujours refusé d'aller jouer au karaoké dans les emissions d'Arthur, il ne refuse pas ce plaisir au public qui s'en donnera à coeur-joie sur "Là-bas". On rit mais on est aussi touché quand JJ termine "Natacha", seul, au violon electrique. Quatre écrans illustrent les chansons : la soie, les voiles effleurés par le vent, les vagues et les visages ont la côte. Tout cela, toujours en version acoustique, y compris "A nos actes manques" aux couleurs plus secouees.

C'est après "Nos mains", quinzième chanson de la soirée, que Jean-Jacques se resout à empoigner sa guitare electrique rouge pour un "Je te donne" qui là; aussi, donne dans la dérision. Jean-Jacques et Michael Jones perdent leurs cheveux? Ils préférent s'en moquer, et ceux qui se demandent à quoi ils pourront bien ressembler en 2040 seront etonnés...

"Peur de rien", "Au bout de mes rêves" et, en rappel, "Il suffira d'un signe" et "Quand la musique est bonne" terminent sur une note plus previsible.

PAS PEUR D'ETRE DROLE


Avant de laisser partir son groupe et de chanter un superbe "Sache que je", Jean-Jacques lance : Merci d'être toujours là; et de cette facon . Le plus étonnant, c'est qu'il semble avoir une fois encore renouvelé son public.

Celui-ci, au Zenith de Lille, était majoritairement plus jeune que sur la précédente tournee (même que les cris de certaines derangent ceux qui aiment écouter les textes). Comme si le succès de Celine Dion lui avait apporté une nouvelle audience.

C'est sans doute pour eux/elles qu'il termine seul avec "Pour que tu m'aimes encore", clôturant ainsi plus de deux heures d'un concert fidèle aux précédents: un grand spectacle avec de belles chansons, une production imposante n'excluant pas l'emotion et l'intimité et puis ces petites idées qui font tout le charme d'un concert qui n'a pas peur d'etre drôle.

Les soixante mille personnes qui verront JJG en Belgique cette année ne pourront qu'en repartir heureux...


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Jean-Jacques Goldman en Suisse

Fin de la tournée dans les îles

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Le programme de la tournée

Présentation des musiciens de la tournée

Les chansons de la tournée

Les dates de la tournée en image (Avril - Juin 1998)

L'aspect technique de la tournée

Quelques moments de la tournée

Impressions de concerts

Impressions (Du 17/04/98 au 29/04/98)

Impressions (du 1/05/98 au 15/05/98)

Impressions (Du 17/05/98 au 24/05/98)

Impressions (du 25/05/98 au 16/06/98)

Pause de la tournée

Impressions sur la tournée d'été

Impressions (du 24/09/98 au 24/10/98)

Impressions (du 6/11/98 au 19/12/98)

Impressions sur les derniers concerts


  

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