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"Enregistrer D’EUX avec Jean-Jacques Goldman a été une expérience enrichissante. En tant qu’auteur et producteur, il est vraiment un génie ! il m’a fait un beau cadeau en m’écrivant cet album. Il a bien compris mes émotions et a su lire dans mes pensées comme s’il avait été en liaison directe avec mon âme. C’est le défi d’un auteur et je crois qu’il a réussi !" Céline Dion

Lorsque "D'eux", le nouvel album de Celine Dion, sort en 1995, personne n'ignore que Jean-Jacques Goldman est l'auteur de toutes les chansons. Ce que l'on sait moins, c'est qu'il a également dirigé vocalement la chanteuse. Pour écrire ses textes, il a mené une véritable enquête sur Celine Dion
en se procurant tout ce qui avait été écrit sur elle, afin de mieux cerner ce qu'une artiste comme elle pouvait chanter pour être comprise dans le public le plus large. Le résultat remporte un triomphe populaire mérité. Quelques mois après la sortie de l'album, Jean-Jacques déclare :
"Je sentais qu'il y avait en France un manque de chanteuses à voix, mais pas à ce point ! Dans ce registre, ce n'est pas le meilleur album du monde mais c'est le seul. Ce qui a fait la différence, à mon sens, c'est -en toute immodestie- essentiellement la direction vocale"
La chanson préférée de Céline Dion ? "Pour que tu m'aimes encore" que lui
composa Jean-Jacques Goldman fin 94. Extraite de l'album D'eux (4 millions
d'exemplaires vendus) [ndmax : + 6M à l'étranger] , elle a permi à la star
québécoise
d'encore mieux asseoir sa réputation en France. Aussi, tout naturellement,
a-t-elle fait
appel à lui pour son prochain album dont la sortie est prévue fin 98.
"Il est bien avancé explique Goldman. Nous avons travaillé fin novembre sur
des
maquettes. Puis, en mars, elle est venue 15 jours en studio près de Paris.
En
général, elle chantait tous les soirs, de 21h à 1h du matin. Nous avons fait
2 ou 3
chansons par soir. Avec elle, c'est formidable. Ca va très vite. 2 des
chansons
sont d'Erick Benzi, les autres de moi. Contrairement au premier album nous
ne
ferons pas de duo."
Si Céline ne tarit pas d'éloge sur son parolier fétiche ("il me voit comme
un livre
ouvert"), la réciproque est vraie : "C'est un prodige, dit-il émerveillé par
sa voix.
Son succès me fait plaisir, bien entendu, mais n'a pas changé grand-chose
pour
moi. C'est l'album, écrit pour Hallyday en 1986, qui avait constitué une
formidable
carte de visite."
Il y a à peine deux jours, Céline a quitté les studios parisiens où l2
nouvelles chansons se sont modelées au son de sa voix.
L'album qui ne porte encore aucun titre, ne sortira pourtant qu'en
novembre. Jusque-là, "Let's Talk About Love" continuera de faire sa vie.
On évite de parler trop rapidement de ce prochain album français,
craignant de porter ainsi ombrage au disque anglophone.
Au cours d'une longue rencontre dans les bureaux parisiens de Sony
Musique, Jean-Jacques Goldman, dont l'album "en passant" vient de sortir
au Québec, considère comme un privilège d'écrire des chansons pour
Céline Dion.
"J'avais vraiment très envie, dit-il, de répéter l'expérience. Pour
moi, c'est d'abord et avant tout un plaisir. Céline et moi, nous nous
sommes reconnus dès les premiers instants. Nous sommes du même quartier,
nous habitons le même monde. Cette fois, on s'est permis d'aller plus
loin dans certaines choses. On a demandé la participation de choristes
classiques. Un orchestre philharmonique s'ajoutera à la formation de
base. On ne peut comparer cet album à "D'Eux". Pour moi, ce n'est pas un
deuxième album, ce sera toujours le premier."
Entre Céline Dion et Jean-Jacques Goldman, la relation est d'abord
celle du plaisir. Depuis l'enregistrement de "D'Eux", ils se sont revus
souvent. Goldman a participé de près à tous ses succès français.
Avec elle, il est monté plusieurs fois sur scène. Généreux, il a voulu
que sa renommée rejaillisse sur elle. Au Québec, nous n'avons qu'une
mince idée de la stature de cet artiste qui réussit bon an mal an, à
chaque sortie d'album, à se hisser bon premier. Ses trop rares présences
chez nous ont établi un réel décalage.
"Maintenant, commente-t-il, Céline Dion est la plus grande chanteuse du
monde. Elle est devenue une superstar. À la sortie de "D'Eux", j'avais un
statut, je l'ai aidée à se faire connaître en France. Maintenant, je
n'aurai plus à le faire".

Céline Dion : "Je connaissais un peu les chansons de Jean-Jacques, il
voulait travailler avec moi."
Jean-Jacques Goldman : "Nous avons déjeuné au mois de février, j'étais très
intéressé par une collaboration avec celle que je considère comme une des
seules grandes voix francophones."
Céline Dion : "Je suis venue en France la première fois à quatorze ans avec
« D'amour ou d'amitié » et les gens me parlent encore de ça. A un moment
donné, ça devient ben frustrant, ben fâchant, parce que s'il y a un endroit
où j'ai rêvé que ça marche, c'est ici ! Ça marche au Québec, en Angleterre,
aux Etats-Unis... et ici, ça marche pas ! Il aura fallu que j'ai du succès
aux Etats-Unis pour que ça marche en France ? !"
Jean-Jacques Goldman : "J'ai travaillé pendant huit mois à peu près,
entre-temps, ma vision de sa voix a évolué. J'avais une impression très «
chanson française traditionnelle » et je me suis rendu compte qu'elle avait
un registre rythm'n blues. Fin septembre, je lui ai fait écouter neuf
chansons, et à la fin, il y en a eu douze."
Jean-Jacques Goldman : "Je me demandais, que peut-elle dire, Céline Dion ?
Que veut-elle dire ? J'essayais de me mettre à sa place."
Céline Dion : "Il n'a pas essayé, il a réussi ! Je ne me pose pas de
questions, j'attends, je reçois, je prends. C'est tellement bien de sentir
que la personne a pris le temps de vous connaître, de vous étudier.."
Jean-Jacques Goldman : "Je n'ai jamais travaillé avec des gens d'un tel
niveau technique. Pas de problème de justesse, de tempo, elle se chauffe
toute seule, quand on lui donne une ligne mélodique, elle en improvise,
deux, quatre, toutes crédibles."
Frequenstar : Céline Dion

Laurent Boyer : Si t'avais un titre a choisir sur cet album, Celine, lequel
choisirais-tu, y'a 12 titres sur le nouveau Celine Dion.
Celine Dion : Sans hesiter, "s'il suffisait qu'on s'aime"
Laurent Boyer : "S'il suffisait qu'on s'aime"
Celine Dion : Oui...Parce que pour moi c'est comme "quand on a que l'amour"
de Brel, c'est fort.
Laurent Boyer : Et puis c'est bien arrange, j'crois qu'Jean-Jacques t'a
servie une fois de plus...enfin, il t'a comprise, il a...
Celine Dion : Un autre beau cadeau, un autre tres grand moment avec lui
surtout.
Laurent Boyer : M'enfin j'crois qu'c'est toi qui lui fais egalement un beau
cadeau parce que toujours il a dit je revais un jour, d'ecrire pour une
voix.
Celine Dion : Ben non, moi j'peux vous dire que c'est...on pourrait p't-etre
se battre tres longtemps en essayant d'se relancer la balle dans l'camp,
mais je pense que c'est un travail d'equipe, a deux j'pense qu'on est arrive
a faire qu'qu'chose de pas mal.
JJG qui
continue d'écrire pour les autres, celui de Céline Dion sort
aujourd'hui. "S'il suffisait d'aimer" est la suite logique de "D'eux"
déja signé Goldman, l'aventure continue donc. D'ailleurs JJ, pourquoi
Céline Dion ?
JJG : Je suis tjs trés sensible aux voix, faut que la personne
m'interesse aussi, qu'elle une authenticité en elle, une fragilité, et
une spontanaité et puis ensuite il faut l'impression que je peux
l'aider. Céline Dion j'ai demandé, ça fait dix ans que j'entends sa
voix. Ca fait 10 ans que je pensais qu'elle était une chanteuse
francophone exceptionnelle. Des que j'ai eu le temps et des que j'ai eu
la notoriété suffisante. Je lui ai proposé de faire un album.
France 2, Journal de 20 heures
Claude Serillon : "Céline Dion et Jean Jacques Goldman avait déjà
travailler ensemble
en 1996. Cette fois-ci l'album s'intitule "S'il suffisait d'aimer". Et
pendant
que la chanteuse quebecoise est en tournée aux USA, JJG s'est confié à
Louis Corzon
et J.F Chevet."
-- [REPORTAGE] --
{JJ JOUE DU PIANO}
Lorsqu'il revient au Studio Méga pres de Paris, JJG se laisserai presque
aller à trois notes de nostalgie. C'est ici qu'il a retrouvé l'une de
ses interpretes preferrées, Céline Dion.
{JJ JOUE DU PIANO AVEC CELINE DION QUI CHANTE AVEC LUI}
Reussi car depuis leur premier disque, la québecoise est passé par la
case "Titanic"
{CD + JJG REPETE "DANS UN AUTRE MONDE"}
JJG : Lorsqu'on a vendu une chanson a 23 millions d'exemplaires, le principal
probleme devient l'emploi du temps.
{CD CHANTE DANS "DANS UN AUTRE MONDE"}
{INTERVIEW DE CELINE DION ASSIS DEHORS}
CD : Jean Jacques m'a presenté des chansons et evidemement ça ête le
coup de foudre, j'étais excité de, que j'étais de retravailler avec
Jean-Jacques à nouveau. Donc, au mois de novembre,
{JJG ET CD ASSIS EN TRAIN DE REPETER ET DE POSER POUR UNE PHOTO}
JJG : on s'est revu pour l'enrengistrement du disque et à l'interieur d'une
semaine, on a tous fait.
{CELINE ENRENGISTRE "ZORA SOURIT"}
{INTERVIEW JJG}{JJG ASSIS AU PIANO}
JJG : Moi, je me sens dans la situation d'un auteur compositeur, à qui
donne une voix exceptionnelle que n'importe quel auteur compositeur
souhaite avoir. C'est un rêve !
{JJG ET CD ECOUTE L'ENRENGISTREMENT DE "DANS UN AUTRE MONDE"}
Un rêve pour le moins recurent, car la dernière fois, que JJG et CD ont
partager leur emploi du temps,
{CD SE MET A DANSER SUR "ON NE CHANGE PAS"}
ils étaient plus de 11 millions a se laisser bercer par leur partition.
{FIN DU REPORTAGE}

A propos de Jean-Jacques Goldman :
"Les chansons de Jean-Jacques Goldman m'ont séduites parce que j'ai lu
en découvrant ses textes ce que je ressentais... C'est en parfaite
correspondance avec ma personnalité, mes émotions".
"C'est tellement bien de sentir que la personne qui a écrit pour vous a
pris le temps de vous connaitre, de vous étudier".

Céline Dion, Goldman : ce
qu'ils vont dire chez Drucker
On ne les voit jamais ensemble
à la télévision. Parce qu'« elle
» sillonne sans cesse le monde.
Parce que « lui » a plutôt tendance à fuir
les feux de la rampe. Pourtant, ce sont les
deux meilleurs amis de la terre. Pourtant,
ils travaillent ensemble.
Ce soir, Céline Dion et Jean-Jacques
Goldman seront tous les deux sur le
plateau de « Tapis rouge », le
divertissement de Michel Drucker
(France 2, 20 h 55). Une belle
performance quand on sait que la star
québécoise n'était à Paris que pour trois
jours et que Jean-Jacques Goldman fait
actuellement une tournée à travers toute
la France. Samedi après-midi, avant le
Zénith de Jean-Jacques qui devait débuter
à 21 heures et alors que Céline
s'apprêtait à aller écouter la comédie
musicale « Notre-Dame de Paris » au
palais des Congrès, Michel Drucker a
réussi à les retenir pendant plus de deux
heures. L'enregistrement s'est déroulé
dans les studios de la Plaine-Saint-Denis,
à deux pas du Stade de France où Céline
Dion se produira le 18 juin prochain.
Deux heures et quart de spectacle et de
confidences. Surtout de Céline Dion car
Jean-Jacques Goldman, comme à son
habitude, était peu loquace.

Un arrêt temporaire pour Céline Dion : « Depuis les cinq
dernières années, je dis que je vais faire
une année sabbatique. Et je continue et je
n'arrête pas. Un moment donné, on a
envie de vivre autre chose. J'aimerais
avoir un petit bébé, fonder une famille. Je
n'arrête pas définitivement, pas pour toute
la vie. Ce sera juste un petit break, un
petit repos, de longues vacances. » Le
trac : « J'ai le trac à chaque fois que je
fais quelque chose. On apprend à vivre
avec. C'est comme un élévateur dans mon
estomac. » Sur Jean-Jacques Goldman : «
Quand il a chanté devant moi S'il suffisait
d'aimer, René et moi, on a pleuré comme
des bébés. » L'humour : « Il est différent
au Québec. Ici, souvent, je ne comprends
pas toujours. » Les tournées, les concerts
: « C'est tellement d'émotions. Chaque
fois, les gens que je vois me nourrissent,
c'est formidable. »
Sa collaboration avec Céline : «
Travailler avec elle, c'est presque
écoeurant parce que après on a du mal à
travailler avec les autres. C'est une des
interprètes qui ajoute quelque chose à la
chanson. » Pourquoi le titre « S'il
suffisait d'aimer » : « Au départ, on a eu
l'idée de l'appeler Piano ou MD et puis
finalement un jour quelqu'un a lancé S'il
suffisait d'aimer, alors on s'est dit
évidemment. »
« Tapis rouge » : inégal
Samedi, France 2, 20 h 55. C'était une
émission avant tout musicale. Un beau
moment de télévision. Samedi soir,
Michel Drucker nous a offert sur un
plateau d'argent celle qu'il présente
comme la plus grande chanteuse du
monde, Céline Dion, et Jean-Jacques
Goldman, celui qui a écrit notamment
l'album de la star québécoise « S'il
suffisait d'aimer ». De ce côté-là, on n'a
pas été déçu. On a apprécié le naturel
avec lequel ils se sont mis à leur piano
ou à leur micro. En revanche, on a trouvé
le temps un peu long dès lors que l'on
s'est écarté du sujet. Drucker avait invité
également Pierre Palmade, Jean-Marie
Bigard, Muriel Robin ainsi que des
chanteurs québécois, à commencer par
Roch Voisine. Entre les chansons ou les
sketchs des uns et des autres, on a bien
failli oublié Céline Dion et Jean-Jacques
Goldman. Il est vrai que ce dernier était
particulièrement peu bavard. Dommage.

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