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Il a fait un concert tout seul.
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En solo pour la première fois depuis dix ans, JJG a enthousiasmé les
Aixois, mardi soir. Plus qu'un concert, un veritable spectacle.
3500 personnes attendaient ce mardi 4 août avec impatience. JJG, lui-meme,
etait annonce dans la cite thermale, pour un concert en plein air. LA star
française est un mythe, quelqu'un de rare, d'intouchable, que l'on ne voit
pas a la télévision et pratiquement jamais dans les journaux. Les Aixois
avaient la chance de pouvoir le voir "en vrai", durant deux heures. Les
places se sont vendues en quelques jours et beaucoup n'ont pu assister au
concert. Sans doute pourront-ils se consoler avec un album live ou une
cassette video. Ou peut-etre que JJG leur fera l'honneur de revenir faire
un tour "En passant".

Ce mardi, le parc des Thermes n'a pas désempli de la journée. Apres le
concert que Florent Pagny a donné lundi soir, les machinistes n'ont pas
chômé. Il fallait demonter la scène de Pagny, afin d'installer celle de
Goldman. Et ce ne fut pas une mince affaire. Surtout, que dès midi, les
fans commençaient déjà à faire la queue devant les barrières. Heureusement,
tout fut pret a temps.
 A 20 heures, les 3500 personnes reunies dans l'arène
piaffaient d'impatience, criant le nom de leur idole et déployant des
banderoles. On a pu, malheureusement, recenser un certain nombre de
malaises. L'attente de la nuit fut ludique, grâce a une première partie
pour le moins originale: le public a créé lui-même le spectacle, grace a
une camera joueuse et fouineuse qui, zoomant sur certaines personnes, leur
faisait faire grimaces et bises a leur voisin. Des images retransmises sur
ecran géant. Certains se sont sentis mal a l'aise, d'autres, aimant jouer
les vedettes, faisaient tout pour se faire remarquer.
Puis, la place fut laissée au "patron" qui, apres avoir interprété "On
ira", s'est excusé en avouant "qu'il était difficile de faire aussi bien
que la derniere fois - la tournee "Rouge" de 1994 qui a reuni un decor
imposant et 40 choristes de l'ex-armee sovietique-. On a cherché, mais on a
rien trouvé. C'est normal, car les tournées ne sont bien qu'une fois sur
deux. Donc on vous conseille la prochaine", a t-il expliqué,
pince-sans-rire. Puis JJG a annoncé le programme du spectacle: "Une partie,
durant laquelle on est assis. Puis on prend des guitares éléctriques, parce
que ça fait bien et c'est plus fort." En solo, mais neanmoins accompagné de
son complice de toujours Michael Jones et de ses musiciens, JJG a entonné
les titres de son dernier album, alternant solos de guitare, d'harmonica ou
de violon tzigane.
 Les fans les plus fidèles au premier rang -certains
n'hesitent pas a suivre le chanteur partout où il joue- connaissaient les
textes par coeur. Le tournant du concert arrivait avec la chanson "Quand tu
danses" et differentes versions -reggae, rap, tango, hard rock- de "Pas
toi". Puis la superbe chanson "Là-bas", qui était a l'origine un duo avec
Sirima, décédée il y a quelques années, a permis aux spectateurs de
participer a un karaoké geant. Les paroles de la partie chantée par Sirima
étant inscrites sur les deux énormes ecrans de la scène. Deux ecrans qui
ont egalement egayé la chanson "Je te donne", cet hymne a l'amitié, que JJG
interprete avec Michael Jones. Un clip les a montrés bébés, puis a retracé
leur vie a l'aide de photos, les a mis en scène, vieillissants et chauves,
jusqu'a leur mort en 2040, ou l'on a pu voir deux squelettes jouant encore
et toujours de la guitare, jusque dans la tombe. Ce titre marquait la fin
du concert, tout du moins, la fin théorique. Et là, une enorme surprise
attendait les spectateurs. Des effets speciaux, très bien realisés, ont
provoqué un pseudo-orage. Tout y était : la brume, le vent, les éclairs, le
tonnerre, la pluie et... la neige, sous forme de confettis. Et sous les
applaudissements, JJG est revenu sur scène pour interpreter "Sache que je",
"J'irai au bout de mes reves" et "Pour que tu m'aimes encore", chanson
ecrite pour Celine Dion, qu'il a chante seul, sans ses musiciens.
C'était
l'heure de se dire au-revoir. Un dernier mot pour les fans: "On voulait
vous remercier, c'était bien" et JJG disparaissait dans les coulisses.
Eblouis, les spectateurs ont commencé sagement a prendre le chemin du
retour. "C'était super !", entendait-on dire dans les rangs. Du concert, il
leur restait un superbe souvenir et... quelques confettis dans les cheveux !

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